Ne les cherchez plus : Club de gymnastique de Yellowknife

25 mai 2001
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En montant la petite colline qui mène à l'entrepôt avec une porte en bois, le passant se demande où il va aboutir. Pourtant, environ 400 personnes passent cette porte à un moment ou à un autre de la semaine. Bienvenue aux locaux du Club de gymnastique de Yellowknife qui compte environ 400 gymnastes et qui en est à sa vingtième année d'existence. La poutre, le cheval d'arçon, les barres asymétriques et les tapis bleus sont pris d'assaut par les jeunes qui, dès les cloches de l'école sonnées, enfilent un souper, et courent s'entraîner.

Outre le fait que la gymnastique soit un sport qui vous sculpte le corps, il s'agit surtout d'une activité qui demande de la persévérance. Il n'est pas rare de répéter un mouvement quelques centaines de fois, et ne pensez pas atteindre la perfection. « Ton esprit te dit que tu défies la nature et que tu ne devrais pas faire cela », avoue l'entraîneure chef, Melissa Coombes, en faisant référence aux pirouettes, tête-la-première, effectuées par ses élèves.

Melissa a commencé à faire de la gymnastique dès l'âge de trois ans et à 26 ans, c'est à son tour de se munir de patience et de guider les gymnastes. « Au début, les élèves doivent développer leur force physique, sur laquelle est axé 75 % des séances d'entraînement. La technique compte pour 25 % », souligne Melissa. Les élèves les plus assidues se situant à des niveaux supérieurs fréquentent le gymnase jusqu'à 21 heures par semaine.

« Ses filles » comme elles les appellent, apprennent la coordination, la flexibilité, l'équilibre, la force et elles apprennent comment tomber ! Bien que l'endurance physique ait une importance cruciale en gymnastique, surtout les premières années, la force mentale est la source du succès. Bien plus qu'une simple routine, la gymnastique initie les jeunes à une règle sacrée : la règle des cinq R. « Respect de soi, des coéquipiers, des parents, des entraîneurs et de ce qui les entoure, voilà ce que les jeunes apprennent », souligne Melissa.

Pascale Savage-Roussy l'explique ainsi : « J'aime le sport et j'aime faire les chorégraphies et la poutre. Quand tu regardes certains appareils, ça l'air vraiment difficile ! » C'est donc ça : relever le défi et défier les forces de la gravité !
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