Yk1 : Chaise musicale à Yk1

17 janvier 2019

Les relocalisations de classes annoncées durant la reconstruction de J.H. Sissons génèrent de l’inquiétude chez les parents d’élèves.

Une trentaine de classes de la Commission scolaire de district no 1 de Yellowknife devront être relocalisées à l’occasion de la reconstruction de l’école J.H. Sissons.


C’est ce qui est ressorti d’une rencontre avec la direction de la commission scolaire, du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, le 10 janvier dernier à Sissons, qui a rassemblé, selon les estimations, entre 150 et 200 parents.


Selon le plan proposé, dont plusieurs aspects sont susceptibles d’être modifiés, les travaux commenceraient en 2020 pour se terminer en aout 2022.


Mais dès l’automne 2019, et ce, jusqu’à la fin de l’année scolaire 2022-2023, ils toucheraient une trentaine de classes de six écoles.


Ainsi, à la rentrée 2019, la 5e année de Sissons se donnerait à William McDonald pour être, deux ans plus tard, transférée à Sir John Franklin. Durant l’année scolaire 2020-2021, William McDonald accueillerait l’entièreté des classes de l’école d’immersion alors que tout le reste des classes (prématernelle à 4e) serait transféré dans l’établissement de la rue Taylor.


Ces changements auraient évidemment un effet domino sur les autres écoles. La 5e année français intensif de N.J. Macpherson, par exemple, serait successivement localisée à Range Lake puis à Sir John Franklin. Toutes les classes de l’école intermédiaire William McDonald (6e -7e -8e année, Anglais, français intensif, immersion) seraient également déplacées dans l’enceinte de l’école secondaire Sir John Franklin à la rentrée 2020-2021.


Il faudra de plus, installer des classes portatives, a expliqué le directeur général de Yk1, Metro Huculak, au prix de 0,5 M$ chacune.

Perplexité et inquiétude
Une dizaine de parents sont intervenus au micro pour souligner les problèmes engendrés par ces changements. Même si le plan ébauché épargne l’anxiété des relocalisations aux plus jeunes, hormis ceux de Sissons, une femme a exprimé sa crainte des impacts psychologiques sur les enfants. Une autre a demandé à ce que soit formé un comité comprenant des parents d’élèves de toutes les écoles de Yk1.


Leanne Dragon, dont un enfant fréquente William McDonald, a dit craindre que sa vocation d’école intermédiaire soit détruite.


La probabilité que les échéanciers ne soient pas respectés en raison des difficultés spécifiques — eaux souterraines, lit de roche, etc. — a aussi été évoquée. La députée de Yellowknife Centre, Julie Green, a souligné que des propriétés jouxtant l’école sont inondées tous les ans et a d’ailleurs suggéré que les voisins soient consultés sur les travaux à venir. « Ils ont tous un intérêt dans ce qui va arriver », a-t-elle dit.

Peu de possibilités
« Nous avons 15 mois pour nous entendre sur un plan », a expliqué Metro Huculak lors de la réunion, précisant qu’il avait vainement cherché un autre lieu pour héberger les élèves de Sissons durant les travaux. Même constat de la part de Kevin McLeod, un assistant au sous-ministre du ministère de l’Infrastructure, qui a concédé que malgré une équipe constituée de personnes brillantes, aucune autre possibilité n’a été trouvée.


« Nous avions envisagé de construire la nouvelle école sur une autre partie du terrain de Sissons, a rappelé M. McLeod. Mais les études géotechniques ont révélée qu’en raison d’eaux souterraines qui coulent encore, de la roche et de problèmes de drainage, la construction et la gestion sont considérées comme à haut risque. [...] Il faut que l’école soit construite au même endroit. [...] C’est la meilleure option pour les couts et la situation. »


M. McLeod a dit que le budget des travaux avait été approuvé en octobre 2018. Toutefois, le cout des travaux est pour l’instant inconnu, l’appel d’offres n’étant pas terminé.


La future école pourra accueillir 400 étudiants.

 


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