S'abonner à Médias Ténois

Centre scolaire communautaire: Le rapport final est déposé

13 juillet 2007
0 Commentaire(s)


Une étape importante dans la création d’un centre scolaire communautaire à Yellowknife a été franchie le 5 juillet dernier avec le dépôt du rapport final du projet par la Table des organismes francophones de Yellowknife (TOFY).

Après plusieurs mois de consultation et la collaboration du consultant Marquis Bureau, un document exhaustif qui présente les multiples facettes du projet a été rédigé. Ce rapport final a été déposé à la fois à Dan Daniels, du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, et à Lise Picard, de Patrimoine Canadien.

« Ça fait longtemps qu’ils [les paliers de gouvernement] savent que ça s’en vient. Ils vont être plus ouverts à nous rencontrer, car ils ont maintenant quelque chose en main. Ils savent qu’on est sérieux. Reste à voir ce que les négociations vont amener », a lancé Yvonne Careen, présidente de l’Association des parents ayant droit de Yellowknife (APADY).

« La balle est maintenant dans le camp du gouvernement territorial et de Patrimoine canadien. […] La prochaine étape est de suivre le dossier », a déclaré Fernand Denault, président de la Fédération franco-ténoise (FFT).

Ce dernier précise que les deux gouvernements sont déjà très bien informés sur ce projet et que ledit rapport n’apporte pas de grandes nouveautés, mais il insiste que les politiciens ne peuvent plus faire la sourde oreille.

« Le projet est dans un bon timing. Tout le monde est prêt à voir le projet avancer. De plus, ce type de projet fait partie des priorités du gouvernement. Ce modèle [de centre scolaire communautaire] est devenu un exemple de succès à travers les petites communautés », fait-il remarquer.

« Je pense que les gouvernements ont un œil favorable au projet », a pour sa part déclaré Gérard Lavigne, président de la commission scolaire francophone.

Celui-ci ajoute que des études nationales ont démontré la viabilité des centres scolaires communautaires et lui aussi croit que la conjoncture est favorable. « Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud », illustre-t-il.

Les différents intervenants interrogés n’ont cependant pas voulu s’avancer sur un échéancier possible pour le début des travaux, ni même sur un délai où les deux gouvernements vont donner suite au rapport.

« Le temps qu’ils vont prendre à répondre va démontrer de leur sérieux », a indiqué Fernand Denault.

Au moment d’écrire ces lignes, Patrimoine canadien et le gouvernement territorial n’avaient pas encore donné une première réaction face au dépôt du rapport final du consultant.

Encore beaucoup de travail à faire

Les représentants d’organisme francophone sont unanimes que la présentation concrète sur papier du dossier est un pas dans la bonne direction, mais qu’encore beaucoup de travail reste à faire.

« Il va falloir que la commission scolaire, les parents, tout le monde dans la communauté soit sur la même longueur d’onde. [Le succès du projet] va dépendre de la pression que les gens sont prêts à mettre sur le gouvernement », a signalé Yvonne Careen.

« Ce rapport-ci est une étape significative, mais je sais par expérience qu’il reste beaucoup de planification et de travail à venir. Si on veut un bon projet, il faut mettre le temps et je m’attends à plusieurs rencontres encore », a quant à lui affirmé Gérard Lavigne.

Le président de la FTT concède que plusieurs aspects du centre scolaire communautaire sont encore à être travaillés, notamment la question de la gouvernance. « La commission scolaire a vu aux besoins scolaires. Les organismes ont vu aux besoins communautaires. Maintenant, il faut travailler en collaboration avec la commission scolaire pour trouver un modèle de gestion, un modèle de gouvernance où tout le monde pourra ressortir ses besoins de façon efficace », a expliqué M. Denault.

Même son de cloche du côté de l’APADY. « Il va falloir développer un modèle de gouvernance. Comment va se gérer le côté communautaire? Comment va être la coopération entre les deux [le scolaire et le communautaire]. Qui va faire quoi? », a questionné Mme Careen.

Elle conclut que la TOFY et la commission scolaire risquent fort bien de s’inspirer des différents modèles de gouvernance qui sont appliqués actuellement dans les centres scolaires communautaires ailleurs au Canada.