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Célébration: Elle a 20 ans pour longtemps

21 septembre 2007
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C’est en décembre 1987 que l’Association franco-culturelle de Hay River s’est enregistrée auprès du ministère de la Justice des TNO, quelques mois auparavant, un groupe de francophones s’organisait pour former son premier conseil d’administration (CA). La suite est une série de défis et de concrétisations qui reflètent la fierté de l’Association aujourd’hui.

Sa première demande de subvention a été faite au secrétaire d'état du gouvernement fédéral en juillet 1988. Pour le projet Valorisation et visibilité du français en 1988-1989 à Hay River, l’Association demande un financement de 4860 $. La jeune organisation a bénéficié de 4040$ pour promouvoir le fait français dans sa ville. Sylvie Cauvier, la présidente, Jocelyne Liboiron, la secrétaire-trésorière, et Yolande Current, la vice-présidente étaient motivées à réaliser les premiers objectifs fixés avec les 21 membres inscrits. Obtenir Radio-Canada en français à la télévision (ce qui a été fait dans l’année), équiper la bibliothèque municipale de livres et de revues françaises, promouvoir la culture française (arrêter et diminuer l'assimilation) et rentrer dans le réseau fédératif franco-ténois.

De 1990 à 1995, Julie Bernier a été présidente. Elle s’est donné comme défi de dénicher les francophones là où ils sont et de les amener à se joindre à l'association. Dès le mois de mai 1991, des activités en français pour les enfants ont été mises en place. Destinées aux enfants de trois à huit ans, les activités comprennent des jeux, de la lecture d'histoires et du bricolage. Pendant les années qui suivent, l'AFCHR perpétue ses activités régulières. La cabane à sucre, la Saint-Jean Batiste, la fête de Noël et le camp d'été qui est instauré en 1993 pour trois semaines.

Pendant ces années, l'association a simplement survécu. L’implication des membres a été faible, les finances trop serrées pour justifier un employé. De plus, elle a rencontré quelques échecs dans différents projets comme l'achat d'un bâtiment destiné à un centre communautaire ou l'établissement d'un programme d'immersion.

Avec le mois de février 1996, l'AFCHR s’est doté d'un nouveau conseil d’administration. La nouvelle agente de développement, JoAnne Connors, s’est activée avec ses administrateurs pour revitaliser l'association. Dans la même vague de renouveau, Christine Poirier et JoAnne Connors rencontrent Jean-Marie Mariez, responsable de l'enseignement en français dans les TNO. De cette réunion a découlé un compromis établissant pour l'année scolaire 1996-1997, une heure de français après les heures de cours habituels pour quelques enfants ayants droit d'âges et de niveaux différents. Voici les balbutiements de la future École Boréale.

Pour la communauté de Hay River, il a été très difficile de dissocier l'école de l'AFCHR jusqu’en 2001. En effet, les premiers pas de l'école francophone ont été soutenus par des membres actifs de l'association et le plus souvent par ceux qui ont formé son CA. Ainsi, JoAnne Connors, Lorraine Taillefer, Gerry Goudreau, Nancy Frennette, Michel St-John, Claude Delorme et plusieurs autres pionniers de l’école francophone ont tous été impliqués dans l'Association à un certain moment. À la rentrée 2002, le programme de francisation n'est plus du tout relié à l'AFCHR. Cela n'a pourtant pas marqué la fin de la longue relation, comme ont pu le prouver les récents CA de l'Association, formés chaque année par plusieurs membres du personnel de l'école. Au fil des années, ce regroupement de francophones n’a jamais perdu de vue ses objectifs. L’Association a perduré son support aux familles et dirigé beaucoup de ses activités vers les plus jeunes. Ainsi, une joujouthèque a été créée en 2001 et le camp d’été a pris de plus en plus d’ampleur avec un taux de participation record de 50 jeunes durant sept semaines de l’été 2007.

Dès ses débuts, l’AFCHR a décidé de récompenser ses membres par des spectacles ou des repas. La première cabane à sucre lors du Carnaval Kamba '89 de Hay River et le premier souper de Noël avec des cadeaux pour les jeunes francophones qui s’est déroulé en 1989 en sont de bons exemples. De Richard Desjardins, au Grand dérangement en passant par les Muses, différentes salles ont accueilli la foule francophone de la ville. Pour célébrer son 20e anniversaire cette année, l’AFCHR a invité toute la communauté à se joindre au groupe acadien la virée.

Aujourd’hui, L’Association compte 59 membres, elle emploie la même agente de développement depuis 4 années fiscales, et ses bureaux ont maintenant pignon sur rue. Les objectifs de l’organisation restent sensiblement les mêmes qu’auparavant. Impliquer plus de membres, trouver des bénévoles. Mais aussi assurer des cours de français pour les adultes et promouvoir le fait français dans cette communauté au sud du Grand lac des Esclaves.