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COVID-19 : les TNO se préparent aux prochaines vagues

En cette période estivale, alors que le pays traverse une septième vague d’infection, les Territoires du Nord-Ouest n’entendent que peu parler de la COVID-19, les dernières recommandations du GTNO datant du 1er avril 2022. (Crédit photo : Thomas Ethier)

En cette période estivale, alors que le pays traverse une septième vague d’infection, les Territoires du Nord-Ouest n’entendent que peu parler de la COVID-19, les dernières recommandations du GTNO datant du 1er avril 2022. (Crédit photo : Thomas Ethier)

La septième vague d’éclosion de COVID-19, qui s’est déclarée dans plusieurs régions du pays, a-t-elle atteint les Territoires du Nord-Ouest ?

Thomas Ethier
IJL – Réseau. presse – L’Aquilon

En cette période estivale, les communications entourant la COVID-19 se font rares aux TNO. Que fait le gouvernement pour faire face à la septième vague qui frappe le pays ? Observons-nous une hausse du nombre d’hospitalisations ? Appréhende-t-on de potentielles répercussions de cette vague sur notre système de santé, ou sur la population en générale ? Médias ténois a interrogé le GTNO, dans le but de dresser un portrait à jour de la situation.

Selon le gestionnaire des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux, Jeremy Bird, malgré l’augmentation du nombre d’hospitalisations et de décès au Canada depuis la mi-juillet, le territoire n’aurait enregistré que quatre hospitalisations attribuables au virus au cours du dernier mois.

 

Des efforts au-delà de la COVID-19

Au-delà de ces données, le niveau de retombé de la septième vague sur le système de santé du territoire ne serait toujours pas connu, et pourrait se manifester dans les prochaines semaines. « La COVID-19 a toujours des conséquences sur le système de Santé. Nous nous attendons, notamment pour cet automne – saison normale des infections respiratoires – à une augmentation des cas de COVID-19 », souligne M. Bird dans un courriel envoyé à Médias ténois le 27 juillet.

« Les TNO font face à une pénurie de personnel de soins de santé, poursuit-il, à laquelle s’ajoute la COVID-19, et nous nous attendons à ce que le système de santé subisse une pression constante. Le GTNO et les autorités sanitaires se concentrent à s’assurer de surveiller ces répercussions pour être toujours prêts à réagir. »

Bien que le nombre de cas rapportés ne soit plus mis à jour aux TNO, le gouvernement poursuit ses efforts de surveillance des eaux usées, et ce, dans sept collectivités. Les résultats seront présentés au public, sur le site du GTNO, dans les prochaines semaines, et incluront également des données sur la présence du virus de l’Influenza et du virus respiratoire syncytial.

Le GTNO compte par ailleurs élargir son message lié à la vaccination cet automne, au-delà des recommandations spécifiques à la COVID-19. Une nouvelle campagne visant à sensibiliser les résidents sur les différents gestes à poser pour renforcer le système immunitaire sera déployée à temps pour la rentrée scolaire et la période de la grippe, comme l’explique M. Bird. « Il y aura un accent sur la vaccination, présentée comme lune des meilleures manières de se protéger contre des maladies infectieuses », résume-t-il.

 

Dans l’attente d’un nouveau vaccin

À l’heure actuelle, la Santé publique se concentrerait à prévenir les symptômes sévères de la COVID-19, plutôt que de tenter d’en freiner la transmission dans la population.

Une quatrième dose – ou deuxième dose de rappel – est présentement offerte aux personnes immunodéprimées et aux personnes de 50 ans et plus. Cette dose ne sera toutefois offerte à l’ensemble de la population admissible que cet automne, un délai attribuable, selon la ministre de la Santé et des Services sociaux, Julie Green, à la pénurie de personnel de soin de santé.

Or, la dose de rappel actuellement offerte aux TNO serait de moins en moins efficace pour prévenir les infections au variant Omicron et ses sous variant. Le GTNO s’attend à recevoir de nouvelles doses, ciblant spécifiquement ce variant du virus, dès cet automne. « Nous ne savons pas précisément à quel moment ce vaccin sera offert à l’ensemble de la population. Une annonce sera faite dès que nous aurons davantage d’information », indique M. Bird.

Le gouvernement du Canada répertorie chaque semaine le nombre de cas déclarés dans les provinces et territoires. Toutefois, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ont respectivement cessé de fournir leurs données le 13 juin et le 1er avril 2022.

En date du 27 juillet, on rapportait 57 cas au Yukon, et 1544 cas en Alberta. C’est au Québec que l’on rapporte actuellement le plus de cas au pays, soit 13 126. L’Ontario suit de près avec 10 779 cas rapportés. On dénombre présentement 31 990 cas déclarés de COVID-19 à travers le pays.

Le nombre réel pourrait toutefois être beaucoup élevé. « En raison des modifications apportées aux politiques de dépistage de la COVID-19 dans de nombreuses administrations depuis la fin de décembre 2021, le nombre de cas représente une sous-estimation du fardeau global de la maladie », peut-on lire sur le site Web du gouvernement du Canada.


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