Une radio mobile ? : CIVR

01 décembre 2000
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Le président du comité radio, Michel Lefebvre, espère pouvoir acheter une console mobile pour aller couvrir les évènements en direct, comme le salon du livre de l'École Allain St-Cyr ou le Caribou Carnaval. « Nous pourrions aller en ondes plus rapidement avec la radio mobile, en attendant d'avoir les fonds pour les immobilisations permanentes de la radio CIVR », affirme Michel Lefebvre.

La licence du CRTC autorise CIVR à diffuser avec un transmetteur d'une puissance de 100 watts, qui détermine la force du signal. Pour rejoindre les habitants de Yellowknife, une puissance de 100 watts est suffisante. Par contre, une radio mobile n'a le droit de diffuser qu'avec un transmetteur d'une puissance de 5 watts, soit en émettant un faible signal qui ne sera capté que dans certains endroits situés près de la source émettrice [radio mobile].

Michel Lefebvre souhaite demander la permission de diffuser, à partir de la radio mobile, avec une puissance de 100 watts. Il a déposé sa demande à Industrie Canada qui doit déterminer si la fréquence de la radio CIVR, soit 103,5, pourrait être disponible dès janvier, sans risque d'interférence avec d'autres stations. Le CRTC n'y voit pas d'inconvénient puisque CIVR possède déjà sa licence.

« Ça va être intéressant si cela se réalise. C'est plaisant d'avoir un studio permanent mais on va également pouvoir transporter les auditeurs dans le bruit, parmi la foule, avec la radio mobile », soutient Michel Lefebvre, en donnant l'exemple d'une radio communautaire qui diffusait un match de La fureur [auquel la communauté participait], en direct d'une radio mobile.

Pour le moment, seul un manque de fonds retarde l'établissement d'une radio francophone permanente. La nouvelle coordonnatrice, qui entre en fonction le 4 décembre prochain, aura pour mandat de rédiger une demande de subvention auprès du Patrimoine canadien, qui s'est engagé à défrayer 50 % des coûts reliés à l'achat d'immobilisations. L'autre 50 % doit provenir de la communauté et de toute autre source. À cet effet, Michel Lefebvre a d'ailleurs envoyé une demande de subvention au GTNO pour qu'il accepte de fournir 25 % des fonds pour l'achat d'immobilisations. Le GTNO semble intéressé par le projet radio. Le coût d'implantation de CIVR est estimé à plus de 120 000 dollars.

En plus du financement des gouvernements fédéral et territorial, les bénévoles organisent leurs propres activités de financement et mettent la main à la pâte. Ils s'apprêtent à cuisiner quelque 400 tourtières pour amasser des fonds. Le comité radio possède également de petites réserves, avec lesquelles il compte acheter la console mobile s'il obtient la permission désirée.

Michel Lefebvre souhaite que la radio mobile serve à mettre en ondes des émissions à partir de petites communautés. Il souligne l'exemple de la Saskatchewan, qui compte avoir une douzaine de radios communautaires réparties dans ses communautés francophones.
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