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Association des parents francophone de Yellowknife : C’est la fin!

05 mars 2004
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En signant leur lettre de démission à titre d’administrateurs de l’Association des parents francophone de Yellowknife (APFY), Diane Marsh et François Cyr ont sonné le glas de l’organisme. La présidente, Michèle LeTourneau, a confirmé la dissolution de l’organisme pour le 31 mars.

« Je pense que c’est naturel que ce soit fini pour l’APFY. Une fois formée, l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY) a pris le mandat politique, et ensuite, il y a le Comité de parents de l’école qui est né. Le mandat de l’APFY a donc effectivement été pris par les deux groupes », explique la présidente.

C’est sur une note positive que Mme LeTourneau évalue cette page de l’histoire de la francophonie de la capitale qui se tourne. « L’APFY a travaillé très fort, au cours des années. Elle avait d’abord un mandat très politique qui a été repris par un autre groupe de parents. À un moment donné, le mandat est devenu très culturel, ce qui a été repris par le Comité de parents. Une fois séparé comme ça, tout le monde avait un rôle et tout le monde était content »

. On sait déjà que l’APFY avait transféré l’argent de sa réserve (amassé lors d’activités de financement) vers le Comité de parents. Mais qu’adviendra-t-il de l’argent accordé par les gouvernements? « Plusieurs projets iront vers l’APADY et, dans les Statuts et règlements, ça décrit quoi faire avec l’argent si l’Association se dissout. Ça doit aller à une association francophone avec un mandat similaire, donc l’APADY », laisse entendre Mme LeTourneau.

« Des décisions administratives devront être prises rapidement pour s’assurer que la communauté francophone de Yellowknife bénéficie au mieux de l’argent prévu », ajoute le directeur général de la Fédération Franco-TéNOise (FFT), Léo-Paul Provencher. Ce dernier rappelle que l’APFY avait été mandatée et appuyée par le Comité d’évaluation des besoins de la communauté pour la réalisation de certains projets.

M. Provencher s’en tient aussi aux modalités précises contenues dans les Statuts et règlements de l’APFY. « De son côté, Patrimoine canadien a aussi des règles assez précises quant à la gestion de ces fonds. Puisque l’APFY compte mettre un terme à ses opérations uniquement au 31 mars, elle demeure responsable des décisions relatives aux sommes d’argent qu’elle a à gérer. Ça donne la possibilité de déléguer certains projets dont elle n’a pas pu assumer la responsabilité », explique le directeur général.

Cet organisme ne pourrait cependant pas être le Comité de parents de l’École Allain St-Cyr, fait savoir Léo-Paul Provencher. « Le ministère du Patrimoine canadien ne donne pas d’argent aux comités de parents. Il attribue l’argent en fonction de ce que le Comité d’évaluation des besoins de la communauté a accepté et ce n’est pas associé à un comité de parents, mais à un mandat plus large qui était celui de l’APFY ». Tout porte donc à croire que c’est l’APADY qui réalisera les projets financés d’ici à la fin de l’année financière, le 31 mars.

François Cyr a préféré ne pas accorder d’entrevue à L’Aquilon. Il a cependant accepté que le journal obtienne une copie de sa lettre de démission, qui se veut plutôt courte. Dans le document, l’ancien trésorier de l’APFY mentionne que, depuis les événements de l’année dernière (ayant conduit à la création de l’APADY), l’environnement ne s’est pas amélioré dans le milieu. « Sachez que je ne vous tiens pas responsable de la décadence de l’APFY, écrit-il à la présidente, ce titre revient à la FFT ».

« Je déplore les mots durs de M. Cyr, mais en même temps, je ne suis pas juge de l’histoire de la FFT et des antécédents dans le dossier de l’APFY. Je ne suis pas en mesure d’apprécier l’importance des jugements qui peuvent être portés. Si c’était plus précis, je pourrais commenter, mais pour l’instant, je m’en remets aux personnes responsables qui ont géré les associations et qui ont collaboré au meilleur développement de l’ensemble du réseau associatif. Je ne peux pas porter de jugement sur le passé », de commenter Léo-Paul Provencher, qui est entré en fonction le 1er juillet 2003.