Lucky Luke des temps modernes : Bénévole du mois d'octobre

05 octobre 2001
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Lever à 7 h 30 et réveil après le premier café. Journée de travail diversifiée. Karaté de 17 h 45 à 20 h 30 les mardis et jeudis. Souper, devoirs, puis au lit, mais pas avant minuit ! Daniel Nowlan ne fait pas de bruit, il accomplit !

« J'aime me donner au maximum. Ma femme me le dit, tout le monde le dit ! », s'exclame celui qui est ceinture noire, troisième dan, en karaté Shoto-Kan.

Originaire du Nouveau-Brunswick, Daniel entame sa quatrième année à Yellowknife. Quant au bénévolat, il ne compte plus les années, puisqu'il enseigne le karaté depuis ses 16 ans. D'ailleurs, il a participé à la création de cours de karaté pour la population de Yellowknife. « On cherchait un endroit pour s'entraîner et ça coûtait les yeux de la tête », explique Daniel, qui a frappé à la porte de l'école St-Joseph, en offrant gratuitement ses services pour enseigner le karaté en échange d'un local.

Le voilà donc devant un groupe d'élèves de tous âges qui remplissent le gymnase de l'école. « C'est amusant d'apprendre ça aux jeunes. Le karaté permet de se tenir en forme et c'est quelque chose qui te fait penser et t'apprend le respect », avoue Daniel, en ajoutant que c'est « un mode de vie sain. »

Voilà donc 10 heures par semaine qui sont dédiées aux jeunes. Daniel s'est récemment lancé dans une autre aventure : il a été élu commissaire à la Commission scolaire francophone de division. « J'ai embarqué là-dedans les yeux fermés », admet le policier.

« Ça fait partie de mon emploi d'être actif auprès de la communauté et j'ai rencontré bien du monde. » « J'essaie peut-être de donner quelque chose que moi je n'ai pas eu », ajoute Daniel. « On n'est pas super humain ! », affirme-t-il avec un sourire. « Il y a plein d'affaires que les gens peuvent faire ! »

Quant il n'enseigne pas la souplesse, l'agilité et la concentration, Daniel est au service de la Gendarmerie royale du Canada. Celui qui est en charge de la section drogues aux T.N.-O. travaille souvent 50 à 60 heures par semaine.

« Oui, il y a des risques reliés à mon travail, le c¦ur me débat avant d'effectuer une perquisition chez quelqu'un, mais la journée que je vais cesser de ressentir ce petit quelque chose à l'intérieur, je vais m'en aller! »

À quoi rêve le bénévole ? Il hésite longuement « Je sais où je m'en vais dans la vie. Je fais ce que je veux et je suis chanceux, toute ma famille est en bonne santé. » Il réfléchit et lance en riant : « J'aimerais tuer un gros orignal ! »

Vous l'avez deviné, Daniel est passionné par la chasse, sous toutes ses formes : en pleine nature comme dans les rues de la capitale à la recherche d'éventuels trafiquants !
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