Avion, boulot et dodo

28 juin 2002
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Trimballant leurs instruments d’une ville à l’autre, le Grand Dérangement marque Yellowknife, Fort Smith, Whitehorse, Inuvik et Hay River.

Ils s’appellent Briand Melanson, Daniel Leblanc, Jean-Pascal Comeau, Janice Comeau, Christiane Thériault, Armand Dionne et Michael Ferrington. Ils viennent de la Nouvelle-Écosse et ont l’Acadie dans les veines. Depuis presque cinq ans, ils font découvrir leur coin de pays aux Canadiens de partout, aux Américains et mêmes aux Européens. La semaine dernière, c’est vers Yellowknife, Fort Smith, Whitehorse, Inuvik et Hay River qu’ils ont fait souffler le vent musical des Maritimes.

Combinant claquettes, violon et théâtre, le spectacle du Grand Dérangement est des plus diversifiés. « Le concept est d’apporter des influences traditionnelles avec des mélanges plus modernes, comme le rock et le worldbeat; on veut donner un autre niveau à la musique traditionnelle » d’expliquer Daniel Leblanc, violoneux et l’un des leaders du groupe en compagnie de Briand Melanson.

Dès le début du spectacle, alors que les premières notes de violon retentissent et que Christiane et Janice font claquer leurs souliers sur les planches, le ton du spectacle est donné. Les effets visuels ont une place primordiale dans le spectacle. « Des fois, on va voir des groupes qui sont là, qui jouent de la musique et qui sont bons, mais on dirait qu’il pourrait y en avoir plus dans le spectacle. Nous autres, on veut donner un spectacle, un show », dit Leblanc.

Et l’interaction avec le public y est. Que ce soit lorsque ce dernier se mêle à la foule pour y jouer du violon ou lorsqu’une leçon de français acadien est donnée aux spectateurs. La phrase « Mariette à Bill, à Joe, à John, s’en vonne (s’en vient) » constitue un véritable défi à prononcer pour les spectateurs éberlués. Ce n’est d’ailleurs qu’après le spectacle de Whitehorse que les Franco-ténois qui accompagnaient le groupe on réussit à digérer cet éboulis de syllabes.

Un total de 148 adultes, en plus d’une vingtaine d’enfants, ont assisté au spectacle de Yellowknife. Il s’agissait d’un premier spectacle du Grand Dérangement pour les habitants de la capitale puisque, lors du premier passage de la formation en 2000, une tempête de grêle et de pluie s’était abattue sur le site du spectacle quelques minutes seulement avant son début.

Le groupe néo-écossais n’en était cependant pas à son premier spectacle à Hay River et Fort Smith. Dans les deux localités, la présentation musicale avait lieu à l’aréna local. Présenté en collaboration avec les Métis de Fort Smith, le Grand Dérangement a été une découverte pour une grande partie de l’audience de l’endroit (275 personnes), tandis qu’à Hay River, la présence des enfants à l’aréna donnait des allures de grande fête familiale et de célébration des cultures des T.N.-O. Des Philippins ont d’ailleurs présenté un numéro de danse en première partie du spectacle.

Le spectacle de Whitehorse avait des allures de festival. Un public jeune et dynamique attendait le Grand Dérangement pour danser sur le gazon frais sous le chapiteau. De plus, le paysage qu’offre la capitale voisine constituait un merveilleux décor pour passer la journée du 22 juin.

Inuvik et son soleil permanent ont constitué un intérêt pour le Grand Dérangement. C’est un public attentif qui a assisté au spectacle, à l’école Sir Alexander Mackenzie. La première partie de la soirée était assumée par les Northern Skies de Yellowknife, dont font partie Suzette Montreuil et Guy Langlois.
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