Aux jardins de la musique classique XI

29 novembre 2018

Florence, ville lumière de la Renaissance, est située au bord de la rivière Arno sur laquelle se lève le pont Vechi qui relie les bâtiments médiévaux autour de la cathédrale de Santa Maria del Fiore au jardin alchimique de Boboli. Cette ville embellie par de grands architectes et sculpteurs est le scénario dans lequel la Camerata florentina se réunit vers la fin du XVI siècle. C’est la ville dans laquelle, à la conjonction des axes historiques de l’humanisme, de la religion catholique et de la polyphonie, se joint un quatrième axe de l’histoire pour pousser la naissance et développement de l’opéra : le théâtre comme spectacle public.


Le théâtre occidental prend racine dans les spectacles de la Grèce antique où de grands spectacles avaient permis la construction de grands théâtres comme à Épidaure, Dodone, Delphes et Athènes pour présenter des comédies et des drames. Lorsqu’ils sont adoptés par l’Empire romain, au début de notre ère, cela pousse le développement de la pantomime comme gendre artistique qui joint parole, poésie et orchestre. C’est au début de l’hégémonie catholique, dans les territoires conquis par l’Empire romain, que ces spectacles sont interdits. Cependant, entre le Moyen ge tardif et la Renaissance, des clergés catholiques commencent à organiser des œuvres théâtrales pour représenter des épisodes bibliques connus en Florence sous le nom de sacre rappresentazione.


Un des plus grands sacre rapprezentazione qui encourage les compositions des opéras en Florence est organisé par Lorenzo le magnifique de la maison des Medicis. Famille de riches banquiers qui gouvernent la République de Florence et qui agissent comme les plus grands mécènes de l’art et des compositeurs de musique. Ainsi en est-il pour le poète Angelo Politien, connu comme Poliziano, qui combinent des légendes grecques, bibliques et populaires et les présentent avec des interludes musicaux masqués. Ces compositions adaptent principalement des madrigaux de la musique d’Alphonso Della Viola, et on confie la construction des scènes à l’architecte Filippo Brunelleschi et au peintre Jacopo Comin (Tintoretto). Cette œuvre est présentée dans plusieurs scènes situées sur différentes rues de Florence pour célébrer la visite du Pape.

 


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