Au rayonnement de la musique classique_3

L’auteur anime habituellement Trésor de la musique classique à 21 h, la diffusion de ce programme est actuellement en pause sur Radiotaiga.com.

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La rencontre de Christophe Willibard Gluck avec le danseur français Jean-George Noverre, et son embauche par la troupe italienne des frères Mingonti à Dresde, en 1747, propulse sa carrière comme compositeur de musique vers deux axes du développement de la musique classique : le ballet et l’opera bouffa.
Jean-George Noverre nait à Paris le 29 avril 1727, considéré comme la Journée internationale de la danse. Depuis son enfance, il développe non seulement d’excellentes habiletés motrices en contrôlant les gestes et le mouvement corporel dans la géométrie de l’espace au gré du rythme de la musique, mais aussi en maitrisant les théories que cela sous-tend. Dans sa jeunesse, ces compétences sont appréciées dans les cours de France et du Saint-Empire romain germanique. Il est engagé par la troupe des frères Mingonti en 1746. Dans cette troupe, il fait la connaissance de Gluck, qui lui transmet le principe philosophique de représentation des émotions dans l’opéra et l’importance de le transposer dans le ballet.
Le ballet nait en France en 1581, lorsque Catherine de Médicis organise la présentation de Circé (pièce aussi appelée Ballet comique de la reine), avec la collaboration du chorégraphe Balthazar de Beaujoyeulx et des compositeurs Jacques Salomon et Girard de Beaulieu. Ils y intègrent les formes de danse élaborées dans les balletos italiens et les principes que Domenico de la Piacenza avait décrites dans le premier traité écrit sur la danse intitulé De arte saltandi et choreas ducenti, en 1455.
Durant la période baroque, les ballets sont présentés sous la forme de ballets de cour, dont la plus majestueuse est celle du Ballet de la nuit, dans lequel joue le roi Louis XIV, et légitime symboliquement ainsi son titre de Roi-Soleil. C’est lors de sa gouvernance que Pierre Duchamp, directeur de l’Académie royale de la danse à Paris, systématise les cinq pas fondamentaux du ballet. Ces pas sont repris et étoffés par Pierre Rameau en 1725 dans ses écrits Le maitre à danser et L’art d’écrire et de tracer toutes sortes de danses de ville.
L’axe de développement du ballet au baroque se caractérise par sa forme cellulaire à l’intérieur d’un système-spectacle. La danse est campée sur des arias, des récitatifs et des pantomimes pour exposer une thématique. Le danseur s’illustre par sa maitrise du mouvement costumé semblable à celle des acrobates, et non comme véhicule de l’émotion. Ces préoccupations occupent les réflexions et les conversations de Noverre et de Gluck lors de leur rencontre en 1747. Leurs conversations fondent les principes présentés par Jean-George Noverre dans son livre Lettres sur la danse publié en 1760, qui propulse la trajectoire du ballet.


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