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Au moins, il y a un débat

10 janvier 2003
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Les pages du journal ont été bien remplies, dernièrement, par la controverse suscitée autour du projet de division de l’APFY en deux entités distinctes. Au sortir de la réunion à huis clos du 28 novembre, tout semblait bien aller selon les personnes interviewées par le journaliste de L’Aquilon. Mais au cours des jours qui ont suivi, l’insatisfaction de certains parents s’est faite sentir.

La réunion du 21 décembre a offert la chance aux parties concernées de faire le point sur la controverse et de remettre en cause le processus décisionnel plutôt que le principe même de la division. Encore là, ce principe ne fait pas nécessairement l’unanimité.

Pourquoi une division ?

En effet, cette question doit se poser. Actuellement, les deux comités de l’APFY ne sont pas nécessairement sur la même longueur d’ondes, mais cette situation n’est peut-être que temporaire, liée davantage à des conflits de personnalités qu’à des contradictions structurelles. Deux comités, deux mandats précis, une association : voilà le principe actuel de la cohabitation.

Tant que les dossiers traités par le comité de politique et de promotion ne soulèvent pas trop la polémique, il n’y a pas de problème. Mais qu’adviendra-t-il de cette cohabitation si le comité de politique décidait qu’il faut brasser le gouvernement territorial pour obtenir de nouveaux espaces et un gymnase. Bon nombre de parents désireux d’appuyer le développement de leur enfant en s’engageant dans des activités parascolaires pourraient se sentir mal à l’aise d’œuvrer au sein d’un organisme plongé au cœur d’une polémique politique, voire d’une poursuite du gouvernement territorial pour son soutien financier insuffisant lors de la construction initiale de l’école.

À mon avis, le principe de la division fera en sorte qu'il sera plus facile de gérer tant les intérêts politiques des parents ( le droit à l'éducation) que les efforts de soutien pédagogique que les parents offrent au milieu scolaire. Après tout, ce n'est pas tout le monde qui aiment se retrouver au centre de la polémique.

Le débat actuel autour de la division est positif, car la démocratie repose sur des débats et la recherche de consensus.