S'abonner à Médias Ténois

Nouveau vent francophone : Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest - l’aventure commence à Fort Smith

Léa-May Benoit est responsable du développement communautaire et du volet jeunesse de l’AFTSO. L’organisme s’apprête à déployer ses activités vers Fort Smith au courant de l’année, pour ensuite explorer l’ensemble de la région du Slave Sud. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Léa-May Benoit est responsable du développement communautaire et du volet jeunesse de l’AFTSO. L’organisme s’apprête à déployer ses activités vers Fort Smith au courant de l’année, pour ensuite explorer l’ensemble de la région du Slave Sud. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Francophones et francophiles de Fort Smith auront droit cette année à au moins six évènements en français, organisés par leurs nouvelles alliées de l’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Après une année de réflexions et d’élaborations, l’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest (AFTSO) étendra, dès ce printemps, ses activités vers la communauté francophone de Fort Smith. Il s’agit d’une première étape pour l’association qui, après dix années consacrées à la francophonie de Hay River, s’apprête officiellement à élargir sa portée à travers la région du Slave Sud.

L’Association accueillait en avril, et pour la première fois de son histoire, une seconde employée à temps plein. Arrivée du Québec en mars, Léa-May Benoit a aujourd’hui pour mission de créer et renforcer les liens de l’organisme à Forth Smith, à titre de chargée du développement communautaire. Elle hérite également du nouveau mandat jeunesse de l’organisme.

Mme Benoit insiste d’entrée de jeu, en décrivant sa communauté, sur l’importance d’une approche aussi inclusive que possible, selon laquelle la langue française appartient à quiconque y prête oreille. « Quand on parle de francophonie, on ne parle pas uniquement de personnes dont la langue première est le français. On va chercher toutes les personnes qui ont un intérêt pour la francophonie, qu’elles soient anglophones, francophones ou de toutes communautés linguistiques », précise-t-elle.

« La communauté francophone du Slave Sud est une très petite communauté. Tous ces francophones sont curieux et ont une volonté de se connaitre les uns les autres, observe-t-elle. Ce matin même, en m’apercevant avec ma voiture, un passant s’est empressé de venir recharger ma batterie ! Les gens de Hay River et de Fort Smith vivent vraiment en communauté. Personnellement, c’est ce que je trouve génial. »

Mme Benoit hérite également du projet d’un nouveau volet jeunesse à l’AFTSO, un mandat qui était jusqu’alors concentré à Yellowknife, sous la responsabilité de la Fédération franco-ténoise. Adolescents et jeunes adultes de la région auront prochainement la possibilité de s’engager en français pour leur communauté.

 

L’Association francophone, fondée à Hay River il y a plus de 10 ans, devenait, à l’hiver 2022, l’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest (AFTSO). Un nouveau nom pour un nouveau champ d’action. Sur la photo : (au centre) Mila Benoit, directrice générale de l’AFTSO, accompagnée des membres du nouveau conseil d’administration.
(Crédit photo : Thomas Ethier)

Là pour rester

Comme l’explique la directrice générale de l’AFTSO, Mila Benoit, avant d’espérer rallier tous les francophiles de la vaste région du Slave Sud, l’année 2022-2023 sera consacrée, en plus de poursuivre le travail à Hay River, à gagner la confiance des gens de Fort Smith, qui ne saurait être tenue pour acquise.

« Nous souhaitons bien faire les choses, une chose à la fois, insiste-t-elle. Fort Smith se trouve sans association francophone depuis quelques années déjà, et nous voulons aujourd’hui y bâtir une relation de confiance. On veut que les gens de Fort Smith sachent que nous sommes là pour les représenter, et que nous sommes là pour rester. »

« Nous allons concentrer nos efforts vers cette mission pour la prochaine année, plutôt que de nous éparpiller. Or, les autres collectivités de la région feront partie de notre prochaine demande de financement, en novembre 2022, au moment de bâtir nos prochaines programmations, ajoute la directrice. Il faut garder en tête que le Slave Sud est vaste, et que, monétairement parlant, les déplacements nécessitent de la planification. »

À partir de ce printemps et pour la prochaine année, l’AFTSO s’engage à organiser au moins six activités à Fort Smith. La communauté aura notamment droit, en juin, à sa propre fête de la Saint-Jean-Baptiste. Une grande fête de la famille est également prévue pour entamer la saison estivale. « Le tout sera organisé par l’AFTSO, et on invite toute la communauté. Ce sera l’occasion pour tout le monde de se rassembler, de se rencontrer et de discuter en français », se réjouit la directrice.

 

De grandes ambitions

Connue depuis sa création comme l’Association franco-culturelle de Hay River, l’AFTSO a officiellement pris le relai en février 2022, dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle. Après deux ans d’isolement relatif et de rencontres virtuelles imposées par les mesures sanitaires – qui étaient alors sur le point d’être levées –, et une dizaine d’années consacrées à Hay River, la présidente, Christine Sivret, se préparait à sortir d’« une certaine zone de confort ».

« Il faut aller à l’extérieur des petits nids francophones que nous avons déjà établis, et aller plus loin, a-t-elle résumé pour décrire la nouvelle mission de l’Association. Pour ce faire, la meilleure chose à faire, c’est d’envoyer des gens sur place. La levée des règles sanitaires va nous permettre de connecter à nouveau avec les collectivités, chose que nous n’avons pu faire ces dernières années. Se rassembler entre nous, c’est notre mission. »

Questionnée sur sa vision à long terme, Mme Sivret a parlé de « très grosses ambitions » pour l’AFTSO. « Nous aimerions par exemple ouvrir un centre communautaire, un peu comme le fera Yellowknife. La communauté souhaiterait peut-être aussi avoir une nouvelle garderie, sachant que nous sommes déjà responsables d’un service de garde. Rien n’est confirmé, ce sont des plans à long terme, prévient-elle, de grandes visions vers lesquelles nous aimerions nous diriger. En ce moment, notre but ultime, c’est de solidifier notre association. »

 


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.