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Apocalypse ordinaire

Vous rappelez-vous l’horloge de l’apocalypse, celle qui déterminait le temps qu’il nous restait avant d’arriver à minuit, heure fatidique d’un holocauste nucléaire, durant la guerre froide ? On dirait bien que cette horloge a été oubliée, tout en continuant à exister. Car le GIEC (le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), cet organisme émanant de l’ONU et surveillant les changements climatiques, a publié cette semaine son 6e rapport, dans lequel les prévisions quant au réchauffement planétaire sont alarmantes, voire catastrophiques. Des hausses de température moyenne de 5 degrés, avec la kyrielle des répercussions que tout ceci entraine (désertification, évaporation de l’eau, réchauffement des océans, fonte des calottes polaires, perturbation des courants marins), bref un cri d’alarme quasi pénultième est lancé par la communauté scientifique. Si l’humanité ne réagit pas, ne modifie pas drastiquement ses habitudes de vie, cette vie, justement, virera à l’extinction pure et simple.


On pourrait penser que ces conséquences ne nous touchent pas, aux TNO. Et bien, non. Le pergélisol fond, se liquéfie. Et avec ceci vient la libération dans l’atmosphère de toute une panoplie de virus antiques enfermés dans ces terres glacées. Et le réchauffement du climat va pousser les moustiques du sud vers le nord. Aussi, la calotte polaire se dégrade déjà en peau de chagrin, sans compter l’inlandsis du Groenland. Avec toute cette eau se répandant dans les océans, les grands courants (comme le Gulf Stream de l’Atlantique) sont mis en péril. Cette circulation (dite thermohaline) régit la température de l’hémisphère nord et donc a un impact majeur sur nos vies. Déjà, un affaiblissement de 10 à 15 % a été observé pour ce courant, et on prévoit une baisse additionnelle de sa force de 15 à 30 % d’ici la fin de ce siècle.


Comment adresser ce péril ? En abandonnant le territoire et en concentrant la population au sein de communautés où l’autonomie alimentaire est maintenue par de l’agriculture locale ? Car des initiatives comme Nutrition Nord pourraient perdre au change si l’on commence à calculer le bilan énergétique à approvisionner ces communautés isolées. Mais sommes-nous si près du précipice qu’il faille envisager pareille solution ? Si nos politiciens, plutôt que de nous flatter avec des platitudes sur l’état de grâce dans lequel nous vivons se mettaient à l’œuvre et attaquaient les vrais problèmes de front, peut-être aurons-nous une chance de survivre d’ici 2100. Sans compter l’apport de tout un chacun. Une vie carboneutre est préférable à une mort certaine, non ?


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