Place à amélioration : Alternatives North et le budget 2000-2001

14 juillet 2000
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Les personnes présentes à cette conférence, qui s'est déroulée le 11 juillet dernier et réunissait les membres d'AN ainsi que le ministre des Finances, se sont déclarées satisfaites du budget présenté par le GTNO en juin dernier. Cependant, plusieurs questions ont été soulevées notamment en ce qui concerne une augmentation possible de la taxe sur les salaires. Un des participants a indiqué que le taux de taxation sur les salaires pourrait être modifié. Il a suggéré que la taxe prélevée actuellement (1 %) soit haussée de façon à ce que les travailleurs du Sud, qui viennent travailler aux Territoires et repartent aussitôt leur contrat terminé, contribuent davantage au régime fiscal des T.N.-O.

Le ministre Handley affirme que le comité responsable des finances examine plusieurs avenues. « Si nous augmentons la taxe sur les salaires, nous devons le faire pour tout le monde. Par ailleurs, une hausse d'environ 3-4 % pourrait affecter les familles à faibles revenus dans les petites communautés », a indiqué le ministre. « Actuellement, la taxe sur les salaires génère des revenus de l'ordre de neuf millions de dollars », a-t-il poursuivi.

Un participant, Kevin O'Reilly, a émis plusieurs suggestions comme celle de hausser l'impôt sur les sociétés, puisque les Territoires ont l'un des plus bas taux d'imposition sur le revenu des corporations au Canada. Ce dernier a également soumis l'idée d'un fonds du patrimoine.

Une question a également été soulevée par rapport au domaine de la santé. « Le gouvernement prévoit verser un montant pour soutenir l'industrie pétrolière et gazière. Existe-t-il une stratégie semblable dans le domaine de la santé et des services sociaux ? M. Handley a indiqué que la ministre Jane Groenewegen, préparait une stratégie. « Je ne crois pas en l'imposition d'une taxe uniforme ni en la privatisation partielle des services médicaux », a cependant précisé M. Handley.

Un autre point abordé lors de cette rencontre concernait le manque de main d'oeuvre qualifiée et le faible nombre d'employés autochtone dans le Nord.