Démission du président de la FFT : Affaires francophones

21 avril 2000
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Président depuis mai 1999, M. Légaré a délibérément choisi de se retirer du CA afin d'éviter tout conflit d'intérêt par rapport au nouvel emploi qu'il occupe depuis le 17 avril 2000 au sein du gouvernement territorial. M. Légaré, dont le contrat en tant qu'agent scientifique pour le Nord à la Commission canadienne des affaires polaires prenait fin, s'est vu offrir un poste de conseiller politique en matière de revendications territoriales. Cette nouvelle position le mettant en conflit d'intérêt en raison de son rôle dans la poursuite judiciaire concernant la prestation de services en français aux T.N.-O., le président a préféré se retirer de la Fédération et de la poursuite. M. Légaré était le porte-parole de la FFT [et demandeur] dans cette cause. Étant donné la nature de son nouveau mandat au sein du GTNO et « puisque la poursuite remet en cause le statut constitutionnel des T.N.-O., je crois qu'il est plus approprié de laisser la place à quelqu'un qui est plus neutre par rapport à la cause », a commenté le président qui remettra officiellement sa démission le 2 mai prochain lors d'une assemblée extraordinaire.

« Mes nouvelles fonctions vont m'amener à voyager, et c'est important que la personne qui me remplacera ait le temps nécessaire », a poursuivi M. Légaré. Ce dernier s'est retiré de la poursuite le 14 avril 2000, au moment où il a appris qu'il allait être affecté au poste de conseiller politique au sein du GTNO.

Les demandeurs poursuivent les deux gouvernements en ce qui a trait à l'offre et la disponibilité de services en français aux Territoires. La Cour fédérale doit toutefois décider, possiblement en juin prochain, si la cause doit être entendue par la Cour fédérale ou par la Cour suprême des T.N.-O. (CSTNO). Les défendeurs souhaitent que la cause soit entendue par la CSTNO, puisqu'ils soutiennent que les T.N.-O. ont un statut quasi-constitutionnel de province.

De leur côté, les demandeurs se sont adressés en premier lieu à la Cour fédérale, car ils jugent que les deux gouvernements sont responsables de la mise en ¦uvre de la Loi sur les langues officielles des T.N.-O. « En tant que conseiller en matière de revendications territoriales, je suis intimement impliqué au sein du gouvernement », a déclaré M. Légaré. Celui-ci affirme qu'il continuera à suivre le dossier concernant les services en français, « un dossier clé ».

Des élections doivent avoir lieu le 2 mai prochain pour nommer un nouveau président. Le poste est ouvert aux francophones ayant été proposés par un membre du conseil d'administration de la fédération.