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Poursuivre dans la même veine : AGA de la FFT

02 novembre 2001
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L'assemblée générale annuelle de la Fédération Franco-TéNOise (FFT) a rassemblé près d'une vingtaine de participants les 27 et 28 octobre derniers à Fort Smith. Adoption des priorités pour l'an prochain, adoption des états financiers et élection au conseil d'administration figuraient à l'ordre du jour.

Une des constatations que se dégagent des présentations des représentantes auprès des regroupements de femmes, c'est qu'il y a un essoufflement majeur dans les T.N.-O.

" C'est décourageant de s'impliquer et demande trop d'énergie ", a mentionné Nicole Loubert, représentante sortante auprès du Réseau nation d'Action Éducation Femmes (RNAÉF). L'essoufflement, le triple rôle des femmes (travailleuses, mères et bénévoles), absence de fonds et départs de piliers expliquent cette situation, selon Nicole Loubert.

Priorité 2002-2003

Les activités de la FFT l'an prochain se centreront sensiblement autour des mêmes priorités que pour l'année en cours. En effet, les représentants des communautés francophones ont adopté les mêmes priorités (respect des droits linguistiques, promotion de la langue et de la culture, mise en ¦uvre de centres communautaires, diversification et croissance du financement public) en y ajoutant un nouveau volet, soit le développement de l'employabilité et de l'économie chez les Franco-ténois.

" Après avoir assurer la survie culturelle et le droit à l'éducation de la communauté, il est temps de passer à l'étape suivante, le développement économique des Franco-ténois et Franco-Ténoises ", a souligné Daniel Lamoureux, directeur-général de la FFT.

Budget et Patrimoine canadien

Bonne nouvelle au plan financier, la Fédération Franco-TéNOise et ses firmes associées (Azimut communications, Boréal consultants et Fondation franco-ténoise) ont terminé l'année financière 2000-2001 avec un déficit d'opération de moins de dix mille dollars sur un budget total de 1,1 millions de dollars.

" On fait beaucoup d'efforts pour combler la dette encourue à la suite de la division des Territoires " a indiqué Daniel Lamoureux.

De son côté, L'Aquilon a présenté un équilibre entre ses revenus et ses dépenses, affichant un surplus de 156 $ sur un budget total de près de 210 000 $.

Par ailleurs, les pressions continueront auprès du principal bailleur de fonds de la francophonie, le ministère du Patrimoine canadien, dans le dossier de la réouverture de l'Entente Canada-communauté franco-ténoise. Selon le président de la FFT, Fernand Denault, la nouvelle attitude du ministère rend difficile une évaluation des chances de la communauté d'obtenir des compromis.

" On abandonne pas nos pressions. On a des besoins réels justifiés et justifiables ", a souligné Fernand Denault.

Poursuite

À l'occasion d'une assemblée générale extraordinaire, les représentants de la communauté franco-ténoise ont pu discuter de la poursuite judiciaire. Cette réunion se tenait à huis clos. " On a rien à cacher, mais il y avait des éléments de stratégie dont on a discuté qui sont de nature privée ", a expliqué le président de la FFT, Fernand Denault. Selon le président de la FFT, les représentants de la communauté ont été informés de l'état du dossier de la poursuite judiciaire et se sont prononcés sur différents éléments de stratégie. " Pour tous les points, on a recherché et obtenu un consensus ", a précisé Fernand Denault, qui a également félicité les représentants pour la solidarité affichée lors du week-end.

Élection

Au niveau du conseil d'administration et des représentants aux tables nationales, il faut mentionner la réélection de Fernand Denault à titre de président de la FFT. Par ailleurs, Jean-François Nadeau (Hay River), Jean-François Pitre (Yellowknife), Nadia Laquerre (Fort Smith) et Ann Church (Inuvik) seront les autres membres du conseil d'administration de la FFT. Ensuite, les représentants suivants ont été nommés pour représenter la FFT auprès de divers organismes nationaux : Gerry Goudreau (Assemblée des aînés et des aînées du Canada); Marcelle Marion (Réseau nation d'action éducation femmes); Isabelle Gauthier (Fédération culturelle canadienne-française); Nadia Laquerre (Fédération canadienne pour l'alphabétisation en français); et Yannick Larocque (Fédération de la jeunesse canadienne-française). Le poste de représentante à la Fédération nationale de femmes canadiennes-française n'a pas été comblé.

Prix Jeanne Dubé

C'est Michel Lefebvre de Yellowknife qui s'est mérité le prix Jeanne Dubé, remis annuellement à un bénévole pour souligner son dévouement à l'avancement de la francophonie.