editorial

Il est essentiel que les francophones s’exposent au paysage médiatique de leur communauté.

Le trioxyde de diarsenic aurait-il des facultés soporifiques? Car c’est quand même fou de vivre à côté de 237 000 tonnes de cette poussière toxique et de toutefois dormir sur nos deux oreilles. Ou peut-être est-ce le discours gouvernemental, rassurant, minimisant l’impact d’une telle réserve de mort aux rats à côté de la capitale ténoise.

La question des langues officielles a toujours été une patate chaude pour le GTNO. La situation exceptionnelle des Territoires avec ses onze langues officielles est source d’ambivalence. Plusieurs minorités linguistiques veulent faire respecter leurs droits dans ces terres colonisées. Certaines d’entre elles possèdent aussi un poids électoral non négligeable.

Être canadien tout en résidant au-dessus du 60e parallèle apporte son lot d’isolement. Être français résidant au Canada, au-dessus du 60e parallèle apporte un autre lot d’isolement. En tant que Français, il n’y a rien à revendiquer au gouvernement canadien, mais en tant qu’expatrié, le Français se tourne vers Paris.

Le gouvernement territorial enclenche les vitesses pour finalement accorder la Loi sur les langues officielles à une réalité un peu mieux exprimée et connue qu’il y a 33 ans.

La francophonie est accueillante, les Territoires le sont aussi. Les communautés, c’est ce qui fait la chaleur de ces terres nordiques, alors il est certain que les nouveaux arrivants ont besoin de tisser le plus rapidement possible des liens avec les résidents.

Pendant ce mois de mars de L'Aquilone, les femmes ont revendiqué la nécessité de prendre leur place en société.

Ton arrière grand-mère fut la première institutrice de notre famille. Intelligente, labellisée «folle» car atteinte d’une maladie mentale, divorcée à une époque où c’était encore mal vu, partie trop tôt. Une femme libre.