Femmes du Nord : Les dures à cuire

Jiah Dzentu (Crédit photo : Sandra Inniss)

Jiah Dzentu (Crédit photo : Sandra Inniss)

Le YWCA de Yellowknife a organisé une librairie humaine, chargé de témoignages poignants des femmes badass du Nord. Jiah Dzentu était parmi elles.

Un groupe de femmes a organisé une librairie humaine à Yellowknife, la Badass Women of the North : Looking Back, Moving Foward (Femmes dures à cuire du Nord : Regarder le passé, aller de l’avant), financé par le YWCA.

« La libraire humaine, c’est une idée qui vient du Sud. C’est une façon de rencontrer quelqu’un face à face, d’une façon plus informelle, des gens de ta communauté », explique Jiah Dzentu, l’une des neuf femmes qui ont partagé des passages de leur vie pendant l’événement.

En 15 minutes, en mode speed-friendlying, comme elle le décrit, c’est l’occasion d’apprendre à connaitre de nouvelles personnes. Inspirés des biographies disposées sur les tables, les participants vont à la rencontre de ces femmes badass. Un pot au centre de la table contient quelques questions, pour stimuler les échanges.

Une discussion informelle, intime et sincère.

Badass Jiah
Et ta bio, elle a l’air de quoi, Jiah? « C’est quelque chose du genre de... activiste. [Rires] »

« Je vais parler de l’activisme que j’ai fait dans le Sud et du travail que j’ai fait à Yellowknife, par rapport à la revitalisation culturelle et aux langues. Juste discuter de ce que c’est qu’être dénée et de mon parcours avec ça », de dire la jeune femme originaire de Fort Simpson, déterminée à apprendre la langue de ses ancêtres, le chipewyan.

Avec l’intention initiale de partager ses expériences, elle demeure ouverte à répondre à toutes sortes de questions que pourraient avoir les participants.

Dans son parcours d’activiste, Jiah a été aux premières lignes de l’île Lelu, à l’extérieur de Prince-Rupert. « J’ai passé du temps là-bas et je suis aussi allée à Standing Rock, dans le nord du Dakota, et en Iowa, l’automne passé. »

Son avidité de revendications lui vient de sa participation à un programme offert aux jeunes filles du secondaire, au Victoria Faulkner Women's Center. « Elles m’ont vraiment ouvert les yeux sur le monde, elles m’ont appris les injustices et inégalités, ouverts les yeux sur le pouvoir que j’avais. »

TU PEUX!
Parmi les questions posées lors de la librairie humaine, on note la suivante : Si vous aviez un message pour les jeunes femmes, que serait-il?

Jiah répond : « Le mien serait qu’elles ont la force, le pouvoir, les moyens de se battre pour ce qui est bien. De se battre pour ce qui est juste et de faire bouger les choses dans le monde. »

Ce qui les empêche de se sentir comme ça? « Le patriarcat! »

« Parfois, c’est dur de grandir comme une jeune femme et de sentir que tu peux changer le monde, c’est difficile de sentir que tu peux avoir un impact sur quoi que ce soit. »

Elle raconte qu’il peut être difficile de penser laisser sa trace dans le monde, qu’on dit souvent que c’est trop gros, trop fou, trop trop trop! « Ça en décourage beaucoup. [Ça parait] énorme, mais tu peux créer le changement, tu n’as qu’à travailler et petit à petit, tu vas y arriver », conclut la jeune femme.
 


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