Inuvik-Tuktoyaktuk : Kieron Testart écrira au vérificateur général

Le Kilomètre un de la route au départ de Tuktoyaktuk. (Archives L'Aquilon)

Le Kilomètre un de la route au départ de Tuktoyaktuk. (Archives L'Aquilon)

Les futures infrastructures des TNO bénéficieraient d’un examen de la route Inuvik-Tuktoyaktuk.
 

Le député de Kam Lake Kieron Testart écrira lui-même au vérificateur général du Canada pour lui demander d’examiner le processus de construction de la route Inuvik-Tuktoyaktuk, passant outre le rejet de sa motion par les élus ténois le 31 mai dernier.


La motion, en l’absence du premier ministre McLeod, a été rejetée par neuf voix contre huit, le gouvernement faisant bloc contre, y compris les deux députés d’Inuvik Alfred Moses (Boot Lakes) et Robert McLeod (Twin Lakes).


Le député Testart balaie du revers de la main les objections du ministre des Infrastructures Wally Schumann, qui a déclaré en Chambre que l’examen du vérificateur général était inutile, la route vers l’océan arctique ayant été l’objet d’un grand nombre de contrôles financiers, environnementaux et opérationnels par des organismes territoriaux et fédéraux. Il y a même eu, a-t-il ajouté, un audit des comptes du gouvernement des TNO, y compris sur le projet de route Inuvik-Tuktoyaktuk.


« Toutes les études que le gouvernement a faites étaient pour usage interne et n’étaient pas publiques, nuance M. Testart. [...] Je ne suggère pas qu’il cache quelque chose, mais il y a un drapeau rouge. »
Il s’est dit alarmé par l’attitude du gouvernement. « C’est un gouvernement qui n’aime pas être imputable, considère-t-il, et il opère parfois comme un parti politique. » Selon M. Testart, certains élus épousent la ligne du Cabinet de peur d’en être évincés.

Débat à l’Assemblée
Après trois semaines de fermeture, la route a été ouverte aux véhicules légers (5000 kilogrammes), le 1er juin. « Il doit y avoir des améliorations substantielles sur 29 % de la route », a dit la députée de Yellowknife Centre, Julie Green, en Chambre le 31 mai.


Le député de Tu Nedhé-Wiilideh Tom Beaulieu était ministre des Transports lors du début des travaux et est en faveur de l’audit. « J’aimerais que le vérificateur général regarde les impacts sur l’emploi. [...] Je sais que les députés de cette région ont reconnu qu’ils étaient positifs. » Le vérificateur général, a-t-il ajouté, sera capable d’indiquer si le résultat des travaux aurait pu être différent étant donné la nature du sol. « En ce qui me concerne, dit M. Beaulieu, il n’y a rien à cacher. »


En Chambre également, le même jour, le député de Nunakput Herbet Nakimayak s’est opposé à la demande d’audit, affirmant qu’une telle chose mettait en doute l’intégrité des gens de sa région, des entrepreneurs et des ministères des Finances et des Infrastructures. M. Nakimayak est convaincu qu’un audit viendra automatiquement en son temps. Auditer les gouvernements des trois territoires fait partie du mandat du vérificateur général du Canada.


Kieron Testart ne croit pas qu’il y ait eu de la corruption ou de l’incompétence lors de l’érection de la route 10. Il reconnait que sa motion est en partie motivée par les problèmes de la route, qui vient tout juste d’être construite. « Mais c’est aussi que c’est de l’argent public qu’on a dépensé. Les électeurs que je représente ont beaucoup de questions sur les 300 M$ qu’a couté la route. C’est le plus gros projet d’infrastructure de l’histoire des Territoires du Nord-Ouest. Nous avons besoin de cette surveillance indépendante, dont on tirerait des leçons pour les routes de Wahti et de la province géologique des Esclaves. »


C’est en tant que député et non comme président du comité permanent sur les opérations gouvernementales que M. Testart demande un audit. L’audit ne coute rien au gouvernement d’un territoire et sert à s’assurer que les projets d’infrastructure sont conformes aux pratiques exemplaires et offrent le meilleur rapport qualité-prix pour les contribuables.


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