Culture : Danser en hautes couleurs

 Elaine Gillespie, portée par Adam Pucek, son partenaire de valse, charme l'audience du gala multiculturel de Yellowknife 2017. (Crédit photo : Nicolas Servel)

Elaine Gillespie, portée par Adam Pucek, son partenaire de valse, charme l'audience du gala multiculturel de Yellowknife 2017. (Crédit photo : Nicolas Servel)

Le samedi 4 novembre, pour sa 30e édition, le gala annuel de danse de Yellowknife, s’est ouvert sur le monde pour livrer un spectacle aux pas divers et aux étoffes bigarrées, à l’hôtel Château Nova.

Sans rien enlever à Vicenta Bugg, qui coordonnait le gala jusque-là, la nouvelle équipe organisatrice de l'événement s’est donné pour mission d’apporter de la couleur et de la variété.

« Ce qui a changé cette année, c’est vraiment l’aspect multiculturel », témoigne Elaine Gillespie, une spectatrice de longue date qui participe à la représentation pour la première fois, en tant que danseuse. « [Le gala] est plus ouvert sur les différentes communautés de la ville, et les danses, inhérentes à chacune d’elles ».

Fini donc, la Java, le Cha-cha-cha ou le Foxtrot. Place à la danse contemporaine, au Bhangra, Zumba et French cancan.

« Je crois que cet événement a amené une très belle ouverture culturelle et représentait très bien la communauté de Yellowknife. Nous avons tous beaucoup travaillé et sommes très heureux du résultat », acquiesce par ailleurs Carolane Héon, qui siège au comité d’organisation de YK danse. Pour elle, ce fut une excellente occasion de partager sa passion de la danse et d’apprendre de ses voisins ténois.


Outre l’ouverture sur les différentes cultures qui forment la capitale ténoise d’aujourd’hui, les organisateurs de l’événement souhaitaient apporter une dimension caritative avec un mot d’ordre : donner à la communauté. Ainsi, une partie des revenus générés au cours de la soirée est reversée au centre de dégrisement de Yellowknife. Au moment de mettre sous presse, les chiffres n’ont pas encore été rapportés par les organisateurs du gala.

Essayer, apprendre et s’accomplir
Un autre changement s’est produit dans la programmation de ce gala de danse. Habituellement, le gala présentait un duo de danseurs professionnels. L’édition 2017 s’est passée d’eux, car la ville regorge de talents insoupçonnés et il est onéreux de faire venir en ville des professionnels pour une soirée seulement.


Elaine Gillespie, ingénieure mécanique, en fait partie. Elle a toujours aimé danser, pour elle-même avant tout, et suis des cours de salsa depuis plusieurs années. « Jamais, je ne serai capable de faire ça devant un public, c’est trop intimidant, trop de pression » se remémore-t-elle alors qu’elle évoque le plaisir d’avoir vu par le passé, ses ami(e)s sur la piste de danse. Et puis elle a eu envie d’essayer quelque chose de nouveau, de repousser ses limites. Portée par des amis, elle s’est d’abord inscrite dans le groupe de salsa avant d’être aussi emportée par la valse.

« C’est beaucoup de travail, confie-t-elle, on répétait 6 à 7 heures par danse, chaque semaine et de façon encore plus intensive au mois d’août, jusqu’au point où si je ne dansais pas, je sentais un manque et il fallait que je danse quand même. » La pression qu’elle redoutait s’est finalement transformée en véritable énergie motrice. D’abord pour essayer puis apprendre. Ensuite pour mieux faire, pour le public.

« Magique », c’est le mot qu’elle retient pour décrire cette soirée de gala. D’après la danseuse de valse et de salsa, qui espère renouveler sa participation l’an prochain, le gala multiculturel est une expérience inspirante et qui garantit un sentiment d’accomplissement.

 


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