Sur les ondes : Aux origines de la musique III

09 novembre 2017

Plus de trois millions d’années se sont écoulées depuis que les Australopithèques adoptent la bipédie dans les savanes de l’Afrique. Cette particularité humaine, aide aux transformations cérébrales et vocales permettant aux Homo sapiens de produire plusieurs sons distincts et d’inventer les premiers phonèmes, sons fondamentaux du langage.

Pendant que ces phonèmes étaient maitrisés et codifiés et que les membres des clans de chasseurs-cueilleurs puissent comprendre leurs messages oraux, la voix humaine commence son aventure dans le mystère de la musique en explorant les timbres et les rythmes. Aventure qui donne naissance aux chansons qui accompagneront les communautés humaines migrantes sur la planète et celles qui se sédentarisent et construisent les premières cités, pas avant huit mille années av. J.-C.


Le développement de l’écriture permet la matérialisation des phonèmes en morphèmes, unité linguistique minimale ayant une forme et un sens dans un mot écrit, et progressivement les mots écrits sont structurés pour représenter les niveaux abstraits de la pensée humaine. Dans ce contexte, la musique reste subordonnée aux mots décrivant les lettres et les contextes des chansons ou des mélodies jouées avec des instruments de musique alors que les notes et les rythmes continuent d’être soumis aux traditions orales.


À la fin du deuxième millénaire avant J.-C. apparaissent des textes de chansons décrivant des dieux et des héros légendaires qui, dans la cosmologie sociétale de ces époques, expliquaient l’Univers et les contingences humaines.

Ainsi en Égypte, Bastet, déesse de la musique qui avait son sanctuaire à la ville de Bubastis était représentée en portant un sistre et la croix de la vie.

En Chine, l’origine de la musique serait le chant du fenghuang, ou phœnix, qui aurait été reproduit par Ling Lun avec des flutes de bambou apportées à Huangdi, premier empereur civilisateur de la Chine.

En Inde, Saraswati déesse de la parole et de la musique est représentée en jouant une cithare.

De la Mésopotamie, quelques tablettes en argile préservées dans les grandes bibliothèques Sumer akkadien du deuxième millénaire av. J.-C. présentent des caractères qui peuvent être associés à des mélodies telles que celles déchiffrées sur les tablettes trouvées dans les bibliothèques de Nippur et d’Ugarit dont les plus anciennes décriraient des chants Hurrites.

L'auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.

 


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