René Fumoleau est un prêtre oblat d'origine française. Il est né en 1926 en Vendée, dans la région atlantique de la France. Il y a vécu toute sa jeunesse et c'est là aussi qu'il a effectué les études nécessaires à sa vocation religieuse. Deux frères de René Fumoleau habitent toujours en Vendée et il les visite régulièrement, à tous les deux ou trois ans. C'est en juillet 1952 que René Fumoleau est ordonné prêtre chez les Oblats de Marie Immaculée. Dès l'année suivante, il débarque dans le Denendeh, le territoire des Dènès, dans le Grand Nord canadien et il y est toujours, après plus de 44 ans, jouissant maintenant d'une retraite bien méritée. Le choix de venir professer sa foi dans le Nord est une décision personnelle dont il peut difficilement expliquer la motivation :
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Laissons-le raconter son arrivée au Canada, c'était au printemps 1953 :
Si la décision de venir dans le Nord était la sienne, c'est cependant son évêque qui l'a affecté à Fort Good Hope, dans la région du Sahtù.
Après Fort Good Hope, René Fumoleau a habité pendant neuf ans à Déline (Fort Franklin), sur le Grand lac de l'Ours, toujours dans la région du Sahtù. Puis, en 1970, il s'est rendu à Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest, où il est resté pendant 23 ans. Finalement, il a déménagé à Lutsel'ké, petit hameau d'environ 300 habitants, où il est aujourd'hui à la retraite.
En 44 ans, il a donc vécu la moitié de son temps dans des petits villages ou hameaux autochtones et l'autre moitié dans la capitale. En 44 ans, il a pu visiter et connaître presque toute la portion ouest de l'Arctique canadien, les villes, villages et hameaux autochtones sis dans le bassin hydrographique du Fleuve MacKenzie, leDehcho en langue dènèe. En 44 ans dans le Denendeh, il a professé sa foi mais aussi appris à connaître les gens, leur mode de vie, leur culture et leurs préoccupations. En 44 ans, il en a profité pour publier deux livres, &laqno;Aussi longtemps que le fleuve coulera» et &laqno;Here I sit», ainsi qu'un recueil de photos sur le Denendeh. Et il ne compte pas s'en tenir là. Sa tête bourdonne d'idées nouvelles qu'il aimerait partager en les publiant. |
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