Fort Smith : Une nouvelle aventure

21 septembre 2017
Catherine Desjardins et David Chevalier lors de leur escale à Yellowknife 
en début septembre. (Crédit photo : Raymonde Laberge)

Catherine Desjardins et David Chevalier lors de leur escale à Yellowknife en début septembre. (Crédit photo : Raymonde Laberge)

Comme chaque année, la rentrée scolaire fait connaître de nouveaux visages. Cette fois, à Fort Smith, c’est ma conjointe Catherine Desjardins, et moi. Nous sommes venus du Québec pour nous établir pour les neuf prochains mois afin de vivre l’expérience nordique.

Le début de cette aventure, comme on l’appelle, s’est fait il y a quelques mois à peine, en avril, lorsque Catherine a posé sa candidature au programme Odyssée. Elle souhaitait obtenir un poste de monitrice de français dans une province ou un territoire canadien, elle a lancé l’idée sans vraiment penser qu’elle serait acceptée. Ce fut une grande surprise lorsque l’organisme lui a proposé un poste aux Territoires du Nord-Ouest, dans les écoles Joseph Burr Tyrell Elementary School et Paul W. Kaeser High School. Cette offre était pour nous une occasion de voyager et de découvrir une partie méconnue de notre pays. Alors que le contrat de Catherine se terminait pour la francisation aux adultes à Montréal, j’ai décidé de la suivre et de quitter mon emploi. Nous n'avions que très peu de temps afin de terminer nos préparatifs. En plus d’un voyage déjà prévu de deux semaines et demie en juillet, nous devions sous-louer notre appartement pour arriver à Fort Smith le 3 septembre.

L'appel du Nord
Le chemin qui nous a menés jusqu’ici est principalement le parcours de Catherine. En plus de ses études en animation et recherches culturelles à l’Université du Québec à Montréal, elle s’intéresse depuis plusieurs années aux différentes cultures et à la cause autochtone du Canada. Elle est une descendante des Malécites de Viger, la plus petite Nation reconnue au pays. Elle a suivi une formation en ligne offerte par l’université Laval sur la nordicité et s’est inscrite au programme pour les initiatives jeunesses du Mushuau-Nipi en collaboration avec la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) Québec. Toutes ces expériences ont alimenté son désir de créer des ponts entre les cultures et d’explorer le territoire.


Pour nous, il ne pouvait être question de rester à presque 4900 km de voiture l’un de l’autre pour la durée de son contrat. J’ai donc misé sur le dépaysement, et c’est pourquoi je l’ai suivie jusqu’à Fort Smith. J’en profiterai pour me reconnecter avec la nature, réduire mon stress et me concentrer sur de nouveaux projets personnels, ceux que nous remettons toujours à demain. Bien que nous ayons beaucoup voyagé auparavant, je suis sûr que mon séjour ici sera un tournant de ma vie.


Aussi bizarre que cela puisse paraître, les Territoires du Nord-Ouest sont une destination hors-norme pour les gens du Sud. Notre décision a fait beaucoup jaser nos parents et amis : de l’excitation, beaucoup de curiosité et même un peu d’envie se sont fait sentir lors de nos discussions prédépart. Chaque fois que nous évoquions notre futur quotidien, notre sentiment d’avoir fait le bon choix se renforçait. Nous pouvons maintenant le confirmer, deux semaines après le début de l’aventure : nous ne regrettons absolument rien. Nous avons déjà fait de belles rencontres et nous sommes enthousiastes à l’idée de celles à venir. Alors, au plaisir de se rencontrer dans les rues de Fort Smith.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.