Sur scène : Une nomination aux Prix Juno pour un ancien de Warren

Grey Gritt et Tiffany Ayalik (Courtoisie)

Grey Gritt et Tiffany Ayalik (Courtoisie)


Le duo Quantum Tangle a appris la semaine dernière qu’il était en nomination aux Prix Juno dans la catégorie Album musique autochtone de l’année. Le groupe est formé de Grey Gritt, de Warren, et de Tiffany Ayalik, de Yellowknife. M. Gritt a fréquenté l’École secondaire de la Rivière-des-Français.

Le groupe avait soumis sa candidature en novembre sans trop avoir d’attentes. Il l’avait d’ailleurs pratiquement oublié jusqu’au moment d’apprendre la nouvelle il y a quelques semaines. «On était tellement surpris! Nous avons soumis notre candidature et l’on n’y avait plus pensé», relève un des membres du duo, Grey Gritt.

Les Prix Juno relèvent les réussites de la musique canadienne et Quantum Tangle n’y fait pas exception. Depuis sa formation en novembre 2014, le groupe livre des spectacles de musique roots et blues avec une touche de soul métis. Les deux artistes y incluent des histoires et des chants de gorge traditionnels inuits, de la guitare électrique, des pédales loop et de la musique des régions autour du Pôle Nord.

Les thèmes touchés reposent autour de l’expérience autochtone au Canada aujourd’hui, leur identité, leur présence, comment trouver sa place, comment bien vivre son mélange de cultures et d’héritages. «Nos spectacles sont toujours un brin éducationnel ou historique, avec une touche théâtrale. On raconte des histoires traditionnelles aux thèmes contemporains qui sont encore pertinents», explique l’artiste. Leur enseignement couvre la période de l’arrivée des Européens jusqu’à aujourd’hui.

Quoique le duo ne puisse pas encore converser dans les langues Anishinaabemowin (Ojibwe) et Inuinnaqtun, ils ont l’intention d’y incorporer certains mots dans leurs prochains contes et chansons. M. Gritt révèle qu’il y inclura aussi du français. D’ailleurs, son répertoire de chansons en tant qu’artiste solo inclut déjà des chansons francophones. Pour sa part, Mme Ayalik ne se dit peut-être pas francophone, mais dit être une fière francophile.

Il s’agit d’une première expérience de groupe musical pour cette dernière. Son expérience relève plutôt du côté théâtral, ce qui influence leurs spectacles. Elle fait carrière en tant qu’actrice, mais ses spectacles relèvent souvent du chant. Au sein de Quantum Tangle, elle se livre en chant et au tambour inuits. Quant à M. Gritt, il chante et joue de la guitare depuis son enfance et est auteur-compositeur-interprète depuis l’âge de 16 ans.

Leur cheminement professionnel est à l’origine de leur première rencontre en 2013 lors du festival des Scènes — sur la Scène du Nord — organisé par le Centre national des arts à Ottawa. Les conférences/spectacles mettaient en vedette des artistes du nord du Canada, dont du Yukon, des Territoires-du-Nord-Ouest, du Nunavut, du Nunavik et même du Groenland. Ils se sont rencontrés de nouveau la même année lors d’un Indigenous Circumpolaire Woman's Gathering, organisé par Dene Nahjo, qui faisait place à l’histoire traditionnelle. Depuis ce temps, ils ont joué entre autres à Yellowknife, Iqaluit, Edmonton, en Ontario et aux États-Unis.

Au moment de l’entretien, le groupe était à Kansas City pour une présentation dans le cadre des conférences Folk Alliance International, l’endroit où se réunit un grand nombre de groupes musicaux, car des représentants en provenance de plusieurs pays y font le repêchage d’artistes pour jouer dans leurs festivals et conférences.

Quantum Tangle sera prochainement en tournée européenne et espère pouvoir prendre un vol de Copenhague pour la remise des Prix Juno qui aura lieu le 2 avril. Cet été, ils seront de passage en Ontario et participeront au Vancouver Island Music Fest, à Comox en Colombie-Britannique, du 14 au 16 juillet.


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