Inuvik : Une enseignante à l’honneur!

07 décembre 2017
Les élèves de Québec découvrent l’océan Arctique avec leurs nouveaux amis d’Inuvik. (Crédit photo : Edward Laporte)

Les élèves de Québec découvrent l’océan Arctique avec leurs nouveaux amis d’Inuvik. (Crédit photo : Edward Laporte)

Denise Lipscombe, professeure en classe d’immersion française à l’école secondaire East Three d’Inuvik a reçu le prestigieux prix d’Expériences Canada de la gouverneure générale.
 

Ce n’est pas tous les jours que la collectivité d’Inuvik fait parler d’elle à Ottawa, mais au cours du dernier mois la petite ville a eu plusieurs fois l’occasion de se retrouver au premier plan. Deux semaines après la visite de Julie Payette à Inuvik pour l’ouverture de la route qui rejoint l’océan Arctique, c’est Denise Lipscombe, enseignante à l’école secondaire East Three, qui s’est rendue à Ottawa pour recevoir le prix d’Expériences Canada. C’est avec étonnement et joie que l’enseignante a reçu cette récompense remise par la gouverneure générale, reconnaissant la qualité de l’expérience qu’ont vécue les jeunes Québécois et Ténois en échange au printemps 2017.


Au printemps 2017, 15 élèves d’Inuvik ont participé à un échange avec une école québécoise. C’est la seconde fois que Denise Lipscombe organise ce genre d’échange, dans le cadre du programme d’échange national d’Expériences Canada. Cette fois-ci, c’est avec une école secondaire anglophone de la ville de Québec que sa classe a été jumelée.
Ce programme d’échange étant basé sur la réciprocité, 12 jeunes Québécois.es ont été accueillis à Inuvik pendant une semaine. Ensuite, 14 élèves en classe d’immersion française à l’école secondaire East Three se sont rendus à Québec.


Les jeunes ont eu l’occasion de pratiquer le français au sein de leur famille d’accueil et de découvrir la culture francophone propre au Québec. Cependant, cette expérience s’est révélée être bien plus qu’un simple échange linguistique, aussi bien pour les élèves d’Inuvik que pour leurs homologues québécois.

Découvertes culturelles
Parmi les élèves d’Inuvik ayant participé à l’échange, beaucoup se rendaient au Québec pour la première fois. L’occasion pour eux de découvrir la culture francophone de la Belle Province et d’explorer la ville de Québec et ses alentours.


« Beaucoup de jeunes ont été très surpris de voir des bâtiments vieux de plusieurs siècles », explique Denise. Cet échange leur a également permis de faire connaissance et de se lier d’amitié avec d’autres jeunes, chose qui n’est pas si commune pour des adolescents ayant grandi dans une petite collectivité où ils sont ensemble depuis la maternelle.
À Inuvik, les jeunes Québécois ont pu découvrir l’Arctique à travers un itinéraire hors du commun : emprunter la route de glace jusqu’à Tuktoyaktuk, voir les fameux pingos, escapade en traineau à chiens et en motoneige.


Ce voyage a été l’occasion pour les Québécois de côtoyer des cultures autochtones. Au programme : jeux nordiques, danse au son des tambours et activités organisées par les professeurs de langues gwich’in et inuvialuktun de l’école East Three.


Les Québécois ainsi que les jeunes d’Inuvik ont participé ensemble aux activités. « Nous nous sommes même rendus à la cabine de l’école et avons appris à construire des quinzee (abris inuvialuits) », raconte Kierra, élève de 9e année à East Three. Les jeunes Québécois ont pu découvrir une réalité bien différente de la leur.


« Beaucoup étaient très surpris du coût élevé de la nourriture ici », explique Denise Lipscombe. Certains d’entre eux n’avaient jamais eu l’expérience de vivre dans une petite collectivité. « Au bout d’une semaine, les jeunes étaient étonnés de voir qu’on les reconnaissait déjà dans la rue », conclut la récipiendaire du prix d'Expérience Canada.

Une expérience valorisante
Si de nombreux programmes existent pour permettre aux jeunes Ténois de se rendre dans le sud du pays, rares sont les occasions pour les jeunes Canadiens de se rendre dans le Nord. Les jeunes d’Inuvik ont pu accueillir des Québécois dans leur famille et leur ont fait découvrir leur communauté, une expérience fortement valorisante pour ces jeunes.


« Beaucoup de nos jeunes n’ont d’yeux que pour les villes du Sud qui semblent regorger de distractions et d’activités, explique l’enseignante. Redécouvrir leur communauté à travers les yeux émerveillés des leurs homologues québécois a été une expérience plus que bénéfique pour les jeunes, dit-elle. Nos jeunes ont pu réaliser la chance qu’ils ont de pouvoir grandir ici. »
C’est pour récompenser la richesse de cette expérience que l’enseignante a été invitée à cette cérémonie à Ottawa pour recevoir son prix.


Denise Lipscombe espère bien pouvoir organiser un nouvel échange dans le futur, l’année prochaine ou la suivante.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.