Festivités de la Saint-Jean-Baptiste : Une belle affiche un peu boudée

Le trio du Fransaskois Étienne Fletcher. (Crédit photo : Denis Lord)

Le trio du Fransaskois Étienne Fletcher. (Crédit photo : Denis Lord)

 Trois groupes et un slameur se sont succédé à cette célébration de la francophonie.

Si la Saint-Jean-Baptiste à Yellowknife a été un succès côté programmation, elle a été plus modeste côté assistance alors que la tête d’affiche de la soirée, Étienne Fletcher, s’est produit sur un site en bonne partie déserté par l’assistance.


Manque de publicité ? Publicité trop ciblée à l’écart des francophones ? La mortalité des dimanches soirs ? L'événement trop long ? Les hypothèses se succédaient pendant que le trio du Fransaskois distillait sa pop mélodieuse et bien rythmée, Fletcher alternant entre la guitare et le piano.


Selon certains observateurs, cela fait trois années de suite que l’assistance est faible et la Saint-Jean, en 2017, était pourtant un samedi. Une personne a suggéré de concentrer les activités en après-midi alors qu’avec parents et enfants, l’assistance est à son maximum.


Pour Sylvie Francoeur, en après-midi du moins, il y a avait plus de personnes qu’en 2017, et c’était une foule plus diversifiée également.


La directrice générale de l’Association franco-culturelle de Yellowknife, Pascaline Gréau, avance que la situation ne demande pas un redressement dramatique. « Je suis bien contente de la participation des partenaires et du public, dit-elle. Les gens étaient contents de sortir après la pluie. Il y a eu un très bon roulement de bénévoles pour organiser tout ça. Je les remercie. » Selon son analyse, le « party avait davantage pogné » l'an passé parce que c’était un samedi. Elle spécule que cette année, en revenant d’une longue fin de semaine de camping, les gens avaient davantage envie de rentrer chez eux. CQFD : le samedi, c’est toujours mieux. Mais l’an prochain, la Saint-Jean-Baptiste tombe un lundi.

Pirouettes, dessert et poésie
L’après-midi a commencé avec les élèves circassiens du Yellowknife Circus Club, qui ont présenté des numéros d’échasses, de jonglage, de monocycle et d’acrobatie par moments spectaculaires. Un spectacle dont l’intérêt dépassait largement le simple, mais légitime orgueil parental.


Dans un interlude peu commun, alors que les hamburgers et le poisson avaient été rondement consommés, Andréanne Simard et Pascaline Gréau ont fait d’un dessert un spectacle alors que s’étalaient sur une table, avec la participation d’Étienne Fletcher, gâteau des anges, bleuets, framboises, bleuets, chocolat blanc et sirop d’érable. L’assistance n’en a fait qu’une bouchée.


Batiste Foisy a pris le relai lors d’une brève apparition scénique. Il a notamment récité deux poèmes de sa plaquette Histoires d’Histoires (2013) dont Creux, une histoire de mine, d’exil et d’amour perdu et tenté de faire chanter à la foule le refrain du Vieux dans le bas du fleuve de Gaston Mandeville, en l’honneur d’André Boulanger, un Yellowknifien originaire de cette région du Québec, décédé plus tôt cette année.

Maisons Bateaux
Les Maisons Bateaux ont succédé à M. Foisy, un groupe impromptu et peut-être éphémère puisque sa chanteuse, Andréanne Simard, quittera bientôt les TNO, laissant le bassiste Jean-Michel Hivon, le guitariste Ben Rousso et la chanteuse Brie O’keefe poursuivre leur chemin. Toutefois, cette dernière possède une fort belle voix et pourrait prendre le relai; elle l’a notamment prouvé avec Le p’tit bonheur de Félix Leclerc. Le groupe a présenté des compositions d’Andréanne Simard et le I lost my baby de Jean Leloup.


Drunken Forest est un groupe de Yellowknife à géométrie variable pour qui la musique est un passetemps, mais qui ne manque pas pour autant de talent. À l’occasion de la Saint-Jean, ils étaient pas moins de neuf musiciens sur scène à présenter un répertoire métissé de rock et de folk, une invitation à danser que n’ont pas manqué certains convives. À souligner : le jeu époustouflant de la violoniste Kathryn Oraas.


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