Fin des consultations publiques : Traitements en naturopathie réglementés

01 septembre 2016
Dre Nicole Redvers. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Dre Nicole Redvers. (Crédit photo : Sandra Inniss)

La priorité : d’abord et avant tout protéger le public. Dre Redvers explique les implications d’une réglementation de la profession de naturopathe, dont les premiers piliers sont actuellement érigés par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO). 

En connaissance de cause, Nicole Redvers est revenue aux TNO pour pratiquer en tant que Docteure en naturopathie (N.D.), sachant qu’il n’y avait pas de règlement pour sa profession. Elle était toutefois loin de se douter qu’en revenant sur sa terre natale, le chemin serait aussi périlleux qu’une menace d’incarcération, pour avoir employé le titre de Docteure, en 2010.

Armée de ses 10 ans d’études et un doctorat d’une institution accréditée, elle a organisé une campagne, en réaction à cette lettre, afin que la profession de docteure en naturopathie soit reconnue par le gouvernement territorial.
Une étape importante de ce processus a été d’inclure les N.D. dans la liste des professions de la Loi sur les professions de la santé et des services sociaux (LPSSS). Chiropraticiens, physiothérapeutes, massothérapeutes font également partie de cette liste de professions à réglementer. Sans les règlements spécifiques aux professions provenant de cette loi, n’importe qui pourrait s’autoproclamer ces titres.

Éléments clés proposés
Le mois dernier, le GTNO a présenté une première ébauche du Règlement sur la profession de naturopathe. Il a interpelé le public lors de consultations publiques et comme dans plusieurs cas, le GTNO s’est inspiré d’autres juridictions. Toutefois, ce qui a inquiété la docteure en naturopathie, c’est que certains éléments inspirés des autres régions ne s’appliquent pas en sol ténois, particulièrement en ce qui concerne l’organisation des prélèvements et des tests de laboratoire.

« C’est important de pouvoir évaluer le patient. On ne peut pas offrir un diagnostic et un plan de traitement sans avoir fait une évaluation adéquate. Ça serait impossible de pratiquer autrement qu’avec un accès à des laboratoires », a expliqué Dre Redvers. 

La liste des agents naturels dans l’ébauche du règlement comporte également certaines limites. Dre Redvers a d’ailleurs expliqué que de plus en plus de ces agents sont ajoutés à la liste des médicaments régie par les médecins, ce qui les rend parfois inaccessibles aux N.D.

L’ampleur du travail à faire
Il s’agit d’un travail fastueux pour le gouvernement, qui doit légiférer toutes ces professions sous la LPSSS. Dans le sud, ces professions sont normalement régies par des collèges, qui ont leurs propres conseils. Dre Redvers a proposé que le GTNO s’inspire davantage des règlements de l’Alberta, avec qui il y a déjà plus de similitudes.


Elle a toutefois fait remarquer que le Ministère de la Santé et des Services sociaux était à l’écoute des recommandations des N.D. lors des dernières semaines, ce qui l’a grandement rassurée. Suite à l’analyse des commentaires de la population, le GTNO prévoit soumettre une nouvelle ébauche de règlement en 2017. Celui-ci n’avait pas de commentaire à fournir à L’Aquilon à ce moment-ci.
 


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