Fort Smith : Succès pour le Carnaval francophone


Le Carnaval francophone a fait rayonner les cultures franco-canadiennes à l’école primaire de Fort Smith.

Février est un mois court et très chargé pour les écoles à Fort Smith. En plus de la fête de la St-Valentin et de leur camp d’hiver qui approche, les élèves de l’école primaire Joseph B. Tyrell (JBT) ont découvert des aspects importants des cultures francophones à travers le Canada.

« Un carnaval, c’était une opportunité de montrer que la francophonie est toujours présente au Canada, même à Fort Smith », explique Christine Sivret, l’organisatrice de la première édition de l’événement. Acadienne originaire du Nouveau-Brunswick, l’enseignante de cours de français s’est inspirée de l’emblématique Carnaval de Québec pour permettre un partage de connaissances sur la francophonie.


Durant toute la journée du 13 février, des dizaines de parents bénévoles, les enseignants ainsi que les employés de l’école ont donc divisé les élèves en 12 groupes et se sont arrêtés à travers l’établissement dans 6 stations ayant diverses thématiques. La météo clémente, presque printanière, a même permis l’organisation d’activités extérieures, pour le plus grand bonheur des enfants.

Mange, joue, apprends !
Dans les 6 stations, les plus populaires ont sans doute été celles où les enfants ont pu se sucrer le bec. Dans la cour, des bénévoles ont préparé la fameuse tire d’érable sur la neige, avec du sirop en provenance du Québec.

De la cuisson jusqu’à la dégustation, les enfants ont pu échanger sur l’origine du sirop d’érable et de la tradition québécoise de la cabane à sucre. Certains goûtaient même pour la première fois à la tire d’érable ! Pour continuer avec le thème du sirop, les bénévoles d’une autre station ont invité les enfants à cuisiner leurs propres crêpes et à découvrir le produit de l’érable sous une autre forme. « Cuisiner et manger, c’est un bon moyen de célébrer toutes les cultures qu’on retrouve à Fort Smith ! », affirme Amy Turner, enseignante en immersion française, native du Nouveau-Brunswick.


L’importance de la culture métisse à Fort Smith a aussi été soulignée lors d’une activité ralliant Histoire et effort physique. Comme les nombreux ancêtres francophones des Métis qui se sont déplacés en canotant et en portageant d’est en ouest, puis dans le Nord du Canada, les enfants ont dû traverser un parcours d’obstacles en transportant un sac à dos à la manière du portage. D’autres jeux intérieurs, où les enfants devaient pratiquer leur vocabulaire en français, ont aussi amusé petits et grands, dont certains adultes bénévoles qui ont cherché, loin dans leur mémoire, des bribes de français, afin de participer.

Finalement, une grande fleur de lys, symbole indissociable de la francophonie, sera créée avec différentes œuvres dessinées par les enfants lors du carnaval. La fleur géante sera ensuite affichée au « mur des cultures » dans le hall d’entrée de JBT.

Une francophonie jeune et vibrante
Martine Bouchard, originaire de la région de Charlevoix au Québec, est enseignante dans la classe des 4-5-6e année en immersion française.Elle estime que la langue française a une place d’envergure à l’école et à Fort Smith. « Je suis toujours en admiration devant mes élèves qui habitent ici, dans cette dynamique petite ville du Nord, mais, disons-le, plutôt isolée, qui continuent de démontrer leur engagement à apprendre la seconde langue officielle de notre grand pays. Je vais continuer de les encourager, ajoute-t-elle, de leur montrer l’exemple, de faciliter l’accès aux outils linguistiques et de leur dire à quel point je suis fière d’eux et des efforts qu’ils déploient quotidiennement. »


JBT compte deux classes d’immersion française d’une vingtaine d’élèves, en plus des classes de français de base qui permettent aux autres jeunes de s’initier à une deuxième, ou même, à une troisième langue, pour certains. On retrouve aussi des classes d’immersion de la 7e à la 10e année à l’école secondaire Paul William Kaeser de Fort Smith. « Ces élèves sont déjà d’excellents apprentis ambassadeurs francophones dans leur école et leurs territoires », soutient Madame Bouchard, ravie de constater, lors de l’événement, l’engouement inspirant des jeunes pour les langues et les cultures du Canada.


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