Sur la glace : Séries Célestinatoires

C’est toujours l’équipe dont je parle le plus qui se fait éliminer la ronde suivante. Je déteste tourner le couteau dans la plaie, mais parlons un peu de ce dernier match entre les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto. Quel match de hockey génial, mais vous ne pouvez apprécier le résultat du match si vous avez un peu de raison.

Je vous demande pardon, vous ne pouvez apprécier l’aboutissement de l’affrontement entre ces deux équipes si vous êtes amateurs de la troupe ontarienne, ce qui est mon cas. Les feuilles d’érable m’ont fait penser aux Canadiens de Montréal d’il y a quelques années.


Oui, je parle encore d’eux! Je décroche, mais donnez-moi simplement un instant, je m’explique. Tout comme le Bleu, Blanc et Rouge, les Maple Leafs ont une équipe jeune, pleine de talent, mais avec peu d’expérience en séries éliminatoires. Malgré la présence de Patrick Marleau, l’équipe manque encore de profondeur lorsque vient le temps de parler d’expérience. L’erreur, c’était de rajouter Thomas Plekanec à la sauce, ça lui a donné mauvais gout. Absolument aucun lien, mais pourquoi ne pas blâmer le tout sur Plekanec, après tout, c’est ce que je faisais lorsqu’il habitait encore la métropole québécoise.


Wow je n’ai pas encore parlé du match. Mais sérieusement, une partie de hockey comme on aime les voir. En fin de première période, les Torontois n’ont pas baissé la tête alors que les cours menaient par un but à l’entracte dans un amphithéâtre bruyant et intimidant. Les jeunes se sont levés encore une fois, en deuxième période. Les Leafs créent l’égalité et prennent les devants avant la deuxième intermission. Le but de Kapanen en désavantage numérique semblait avoir démoralisé le bâtiment noir et jaune tout entier. Le problème, c’est que c’était la deuxième période, qu’il restait donc encore 20 longues minutes de jeu. Et ça, les joueurs d’expérience de l’unité bostonienne comme Zdeno Chara et Patrice Bergeron ne manqueront pas de le rappeler à leur coéquipiers dans le vestiaire des joueurs.

Et semble-t-il que c’est précisément ce qu’ils ont fait. En troisième période, ce sont justement ces vétérans qui ont donné une leçon d’endurance aux jeunes ontariens. Ces derniers ont semblé fatigués, perdant la plupart des poursuites pour la rondelle et les batailles le long des rampes. Et lorsqu’on observe la colonne des tirs, il y a un problème évident. Pas assez de tirs! Les Bruins ont depuis longtemps compris qu’il faut tirer au but et ils sont devenus maitres dans l’art de marquer des buts sans finesse. On pouvait voir que les Leafs tentaient trop souvent de faire le jeu parfait, chose que l’on reproche souvent à de jeunes joueurs.


Pour finir au sujet de cet affrontement, je dois dire que pour avoir joué à la position de gardien de but, je ne veux jamais pointer du doigt celui d’une équipe. Mais je sais que Frederik Andersen n’a surement pas bien dormi cette nuit-là. Le premier but de la troisième période, à la suite d’une mise en jeu, l'a fait bien mal paraitre, qui n’était pas prêt. Le but qui a suivi ne lui a pas fait honneur non plus. Il a tout de même stoppé 29 de 35 tirs dirigés vers lui et a fait des arrêts clés à plusieurs reprises tout au long des séries. Bon, assez parlé de mes amours perdus.
Qui seront les prochaines victimes de ma plume? Qui sera le prochain à qui je ferai des éloges et sera conséquemment éliminé? Je crois que je vais encourager les pingouins pour une fois…

Bonne semaine à tous!


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