#JeuxFC2017 : Sept médailles et des jeunes right fiers

La délégation Franco-Ténoise à Moncton-Dieppe. (gracieuseté : JTNO)

La délégation Franco-Ténoise à Moncton-Dieppe. (gracieuseté : JTNO)

La délégation des Territoires du Nord-Ouest revient des Jeux de la francophonie canadienne 2017 avec sept médailles dans les disciplines d’arts visuels et d’athlétisme, en plus du Prix de l’amélioration pour sa délégation. Les participants de la discipline Médias des JeuxFC2017 se sont entretenus avec le chef de mission, Alexandre Assabgui, et les deux médaillées en arts visuels des TNO, Emma Butler et Hana Rose Steinwand.

Entrevue par Jacob Ives

Jacob : Peux-tu me parler de la délégation des Territoires du Nord-Ouest et de pourquoi on est ici?
Alexandre : La délégation 2017 des TNO pour les JeuxFC à Moncton-Dieppe est la plus grosse de l’histoire des TNO. On a battu un record de participation avec 46 participants. Pourquoi on est ici : le mandat de l’organisme pour lequel je travaille, soit Jeunesse TNO de la Fédération franco-ténoise, c’est d’aider les jeunes Franco-Ténois à développer une identité francophone, à développer leur sentiment d’appartenance à la francophonie canadienne, donc je pense que ce genre d’événement permet vraiment de faire ces choses-là. Je pense que les jeunes ont eu la chance de rencontrer plusieurs autres jeunes d’autres provinces, d’autres francophones partout au Canada, de se développer un beau réseau. C’est pour ça qu’ils sont ici.


Jacob : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu n’as jamais dit à propos des JeuxFC?

Alexandre : On a estimé la valeur du voyage : vol, uniforme, nourriture, hébergement et entrainement, tout ça à pas loin de 3000 $ chacun. C’est la valeur de ce que ça peut coûter. Alors je trouve que 400 $ pour l’inscription, ça a été toute une aubaine. Je tiens à spécifier que c’est en grande partie dû au généreux bénévolat de nos coachs et des gens qui ont bien voulu se prêter au jeu. Et bien sûr à la Fédération de la jeunesse canadienne-française et tous les commanditaires.


Jacob : Que penses-tu des médailles d’or qu’on a gagnées cette année? C’était les premières médailles d’or gagnées dans toute l’histoire des TNO.

Alexandre : Je dois dire que je suis incroyablement fier des performances qu’on a vues. Je trouve qu’on est bien représenté cette année. Entendre d’autres délégations acclamer « TNO, TNO, TNO » ça me fait plaisir. Ça démontre qu’on est là, qu’on est présents, qu’on est forts, alors que, souvent, on a eu tendance à passer pour le petit territoire qui en arrache, qui essaie d’être là comme il peut. Mais là, on est présents et on a une place quand même importante. On salue les efforts et les exploits d’Emmanuel, Emma et Hana, il faut dire que c’est entre autres grâce à leurs entraineurs. Je suis très fier de cette délégation et des médailles d’or : dans toute l’histoire des JeuxFC, on avait gagné une médaille d’argent en athlétisme sur toutes les autres éditions. Cette année, on ne ramène rien de moins que sept médailles. C’est du jamais vu, les TNO aussi forts, aussi présents et aussi right fiers.


Entrevue par Isabelle Bouche
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Isabelle : Comment vous vous sentez après avoir gagné vos médailles?
Hana : J’étais tellement surprise et excitée d’avoir gagné une médaille parce qu’il y a tellement d’autres artistes qui sont très très bien.
Emma : J’ai été aussi vraiment surprise et c’était surréel, je ne me sentais pas comme si j’avais vraiment gagné. Je pensais que c’était pour quelqu’un d’autre. Je me sentais étrange.


Isabelle : Comment vous avez eu votre inspiration en faisant vos pièces d’art?

Hana : J’étais inspirée par mon équipe, et ma très gentille coach, Mme Catherine. C’est tout!
Emma : Je pense que j’ai pris mon inspiration de ce que je connaissais déjà, de ce que j’avais déjà fait dans le passé parce qu’on n’avait pas beaucoup de temps, à penser à ce qu’on devait faire, mais on avait beaucoup de matériel pour le faire de la façon dont on voulait, donc j’ai pris une idée que j’aimais déjà un peu.


Isabelle : Qu’est-ce qui était le plus stressant?

Emma : Je pense que le point le plus stressant c’est juste avant, quand on doit décider ce qu’on va faire, et on ne sait pas du tout qu’est-ce qu’on planifie faire. On doit trouver de l’inspiration. C'est stressant aussi à la fin, quand c’est presque terminé, et que tu dois compléter ta vision.
Hana : La même chose pour moi, c’était très stressant, pour trouver des idées et à la dernière minute quand on finit les projets, c’est comme… mon dieu!


Isabelle : Avec quelles œuvres avez-vous gagné ?
Hana : Pour l’épreuve mon « chef d’œuvre » [médaille de bronze], mon thème était la mort parmi la vie. La mort est le centre, et l’idée du projet, c’est une représentation des médias quand une personne célèbre meurt : les médias deviennent fous. C’est l’inverse de ce qu’est la vie et dans mon projet, la vie dans le réel, c’était très brillant. Ça m’a pris toutes les six heures.
Emma : J’ai gagné les médailles d’or pour les deux œuvres, celui de « chef d’œuvre » et celui de « temps limité ». J’ai pris tout le temps pour les deux, jusqu’à la fin, quand les personnes sont venues nous dire : « OK il faut arrêter maintenant ». Mon chef d’œuvre c’est une personne avec un bec de corbeau et des ailes qui regarde un coucher de soleil et ça représentait un peu l’attente que les choses s’améliorent au lieu d’aller les chercher. Et l’autre, dans l’épreuve « temps limité », j’ai fait une vague qui avait des mains dans l’eau et ça avance vers une ville. Il y a aussi une bouche dans la vague, c’est un monstre, c’est destructeur et ça mange la petite ville, pendant un tsunami.


Isabelle : Emma, quelqu’un a acheté une de tes œuvres? Comment tu te sentais?
Emma : C’est la vague qui mange la ville, je l’ai nommé La proie, c’est en « temps limité » et oui, il y a quelqu’un qui m’a offert 200 $ pour mon œuvre. J’ai accepté l’offre. J’étais vraiment surprise, et un peu confuse. Comme, qu’est-ce que je devrais faire? Mais j’ai pris une décision.


 


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