Fort Smith : Semaine des cultures autochtones

Artéfacts d'Alma McDonald présentés durant la semaine des cultures autochtones. (Crédit photo : Catherine Desjardins)

Artéfacts d'Alma McDonald présentés durant la semaine des cultures autochtones. (Crédit photo : Catherine Desjardins)

Les cultures autochtones ont été mises à l’honneur la semaine dernière lors de nombreuses activités organisées à l’école primaire Joseph Burr Tyrrell, afin de partager, diffuser et perpétuer certains aspects culturels des différentes communautés de Fort Smith.

En plus des cours des langues chipewyan, crie, française ainsi que des classes sur les cultures autochtones qui se retrouvent plusieurs fois à l’horaire durant la semaine, des membres du personnel de Joseph Burr Tyrrel (JBT) ont planifié un calendrier d’activités diversifiées afin de créer une semaine des cultures autochtones. Du 27 novembre au 1er décembre, toutes les classes ont pu participer à des ateliers portant sur différents thèmes liés aux communautés natives du territoire de Fort Smith et des environs.

Partages et riches échanges
Les classes se sont réunies chaque jour dans une salle décorée du sol au plafond, par divers objets d’artisanat du passé et d’aujourd’hui, de fourrures et autres trophées de chasse. Les élèves étaient invités à s’asseoir sur une grande peau d’ours afin d’accueillir l’invité du jour. Pour présenter chaque thème, des aînés des nations métisse, inuvialuite, crie et dénée avaient été approchés pour partager leur savoir traditionnel. La semaine a débuté avec Victor Marie, un danseur de gigue expérimenté, portant fièrement son habit traditionnel, sans oublier ses mukluks, avec lesquels il a offert une performance dynamique, accompagné des enfants.


C’est Louis Beaulieu, Métis venant d’une famille de trappeurs qui a suivi. Il a préparé un énorme arrangement de modèles de piège au centre de la salle. En les utilisant comme une ligne du temps, il a patiemment expliqué les techniques de trappe selon les époques. Les enfants ont appris de nombreux noms d’animaux en cri, chipewyan et français, avec la présentation des fourrures des animaux nordiques. Les élèves ont même été surpris lors d’une simulation de trappe en direct, nécessitant un collet et… un mouchoir!


Peter Paulette a aussi fait honneur de sa présence, accompagné de son neveu et de ses tambours traditionnels dénés. En plus de partager la signification sacrée de cet instrument, les invités ont généreusement offert une prière chantée et une danse en cercle traditionnelle, à laquelle professeurs et élèves ont participé avec entrain : « C’était vraiment intéressant et beau d’entendre le tambour déné! C’est différent des tambours que j’ai déjà vus et entendus », affirme Emile, élève de la classe d’immersion française en 3e année. Le passé des invités autochtones l’a fasciné, et il ajoute : « C’est nécessaire d’apprendre tout ça, j’ai plein d’amis qui viennent de familles autochtones dans la classe, et je ne connais pas leur histoire et leurs traditions. »


La semaine a continué avec Alma McDonald, qui a apporté des artéfacts et des pièces d’art autochtone. Chaque vêtement, mocassin, bijou et pièce d’artisanat a fait partie des précieux souvenirs de famille de l’invitée. « Ce qui est vraiment bien, c’est d’avoir la chance de voir tous ces objets historiques et d’apprendre sur l’art d’ici. Pour comprendre encore mieux les cultures, j’aimerais vraiment ça commencer à faire de l’art traditionnel, comme le touffetage de poils d’orignal! », explique Naomi de la classe d’immersion française de 6e année. Pauline Gordon, Inuvialuite d’Aklavik, a raconté le passé d’objets et de vêtements traditionnels typiques des Territoires du Nord-Ouest. Une assemblée festive et un spectacle de la classe de gigue ont permis de célébrer les cultures abordées pendant ces cinq jours.


« Ces activités sont une initiative de l’école pour rendre les cultures accessibles à tous et pour donner l’occasion aux aînés de transmettre leurs savoirs ancestraux traditionnels aux enfants, pour qu’ils s’instruisent sur les nombreuses cultures de leur territoire », précise Lois Lafferty, un des piliers du projet et professeur de gigue à JBT. « C’est d’ailleurs une mission importante de l’institution de mettre de l’avant les langues et cultures de la région. »


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.