Gymnase Allain St-Cyr : Rejet fédéral

L'école Allain St-Cyr. (Archives L'Aquilon)

L'école Allain St-Cyr. (Archives L'Aquilon)

La construction du gymnase de l’école Allain St-Cyr se fera sans l’aide financière du gouvernement fédéral. Le ministère du Patrimoine canadien a rejeté la demande du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour l’agrandissement.

Le ministère du Patrimoine canadien a rejeté la demande du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, pour l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr.

« La construction que le gouvernement [territorial] nous proposait était de 404 m carrés et la demande à Patrimoine canadien était pour une augmentation à 476 m carrés, ce qui répondait plus à un gymnase de taille d’école secondaire.

Étant donné que notre école est de la prématernelle à la 12e année, on jugeait que c’était important d’avoir un gymnase de taille secondaire », raconte le président de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), Simon Cloutier.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest est tenu, à la suite du jugement de la cour d’appel, d’ajouter un gymnase à l’école actuelle et deux petites salles de classe pour les élèves qui ont des besoins spéciaux.

Le président de la CSFTNO appelle à la patience : « On est encore en discussion et en négociation avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et une annonce va être faite prochainement sur les détails exacts de la construction de l’école Allain St-Cyr. »

Une demande pourra être présentée à nouveau au ministère du Patrimoine canadien, l’an prochain, alors qu’il entamera son nouveau budget quinquennal.

Ces fonds viseraient à réduire les coûts du gouvernement des TNO, mais ne permettraient pas un agrandissement plus important de l’école, puisque la moitié de la construction à Allain St-Cyr aura été entamée.

Positif, M. Cloutier rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, les territoires étaient en cour pour obtenir le respect des droits des francophones. Il explique également s’être servi souvent de l’exemple du Yukon pour faire avancer ses dossiers au cours de la dernière année, et remarque plus d’ouverture de la part du gouvernement des TNO depuis.

L’exemple yukonnais
Le 28 avril, la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) a annoncé un engagement de 8 millions de dollars de la part de son gouvernement territorial en vue de planifier la construction d’une école secondaire sur la réserve éducative de Riverdale.

Cet édifice accueillerait de 150 à 200 ayants droit du secondaire.

En planification de ce projet, le président de la Commission scolaire francophone du Yukon, Jean-Sébastien Blais, a effectué des consultations auprès des étudiants et des gens de la communauté.

Il observe que l’aspect social joue un rôle important pour la rétention des élèves. « Nos étudiants le disaient clairement : j’aime bien notre école, mais en même temps, mes amitiés sont importantes... »

Si les amis s’inscrivent aux programmes d’immersion ou dans les écoles anglaises... cela a un impact.

La Commission scolaire francophone du Yukon a donc préconisé la réserve éducative de Riverdale, pour se rapprocher de l’école d’immersion. La position géographique de l’école aidera à maintenir les liens sociaux entre les francophones et les francophiles.

« Les élèves pourront prendre l’autobus ensemble, aller prendre leur lunch ensemble, faire des marches sur le campus secondaire ensemble, et là je pense qu’on pourra voir une amélioration de la rétention au niveau de la population étudiante au secondaire », ajoute M. Blais.

Le montant alloué à la construction de cette nouvelle école secondaire dépendra de l’allocation fédérale, dont l’annonce est prévue au cours des prochains mois, voire semaines.

Une école secondaire, un rêve pour les TNO?
Dans un monde idéal, le président de la CSFTNO explique qu’il aimerait avoir une école secondaire séparée de l’école primaire, puisque ces groupes d’âge s’épanouissent de manières distinctes.

À son avis, l’éminente construction à l’école Allain St-Cyr permettra de créer un espace pour les jeunes du secondaire.
« Les jeunes de l’école vont encore être attaché ensemble, ça, c’est évident, mais on va avoir la possibilité de créer un secteur plus dédié au secondaire pour que les jeunes puissent se retrouver entre eux et avoir un petit espace à l’extérieur... à part du terrain de la cour de récréation générale de l’école. »

Il poursuit : « C’est sûr que si on veut rêver, un jour ou l’autre, avoir une école secondaire qui serait située entre l’école publique et l’école catholique secondaire de Yellowknife, ça serait le monde idéal à Yellowknife. Évidemment, on n’est pas encore rendu là. Mais on continue de rêver. »

Sommet sur l’éducation
Du 4 au 6 mai, les deux présidents ont assisté au Sommet sur l’éducation.

« Ça nous permet de voir des gens qui ont vécu les mêmes choses que nous et ça nous permet de prendre de l’expérience et d’apprendre..., relate M. Cloutier. On peut compter sur un bon groupe à travers le pays et sur beaucoup de soutien et d’encouragement et ça, c’est motivant aussi. Parce que des fois, ce n’est pas toujours évident. On vient se ressourcer ici et on revient plein de bonnes idées en tête avec plein d’espoir pour le futur. On est quand même choyés. »


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