Aventure entrepreneuriale : Qui est Monsieur Bagels?

Jean-Michel Hivon au parc Somba K'e avec un Monsieur Bagels fraichement préparé. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Jean-Michel Hivon au parc Somba K'e avec un Monsieur Bagels fraichement préparé. (Crédit photo : Sandra Inniss)

 Un Franco-Ténois se lance dans une aventure entrepreneuriale cet été. Jean-Michel Hivon, instigateur de Monsieur Bagels, partage ses inspirations et ses expérimentations bagelesques.

Jean-Michel Hivon sera au marché fermier cet été avec son projet gourmand : Monsieur Bagels.

L’idée lui est venue de sa copine, Isabelle de Grandpré, amoureuse et nostalgique de ce produit prisé en métropole montréalaise.

« J’appuierai toujours inconditionnellement Jean-Michel dans ses projets de nourriture, surtout lorsqu’il doit tester ses recettes sur plusieurs semaines et a besoin de goûteurs », détaille-t-elle.

« Elle s'ennuyait vraiment des bagels de Montréal. Je me suis dit : je vais essayer de lui en faire », de dire Jean-Michel, en entrevue.

Il raconte qu'Isabelle avait demandé à sa mère d’apporter des bagels St-Viateur lors de son passage à Yellowknife, en mars. C’est à ce moment que le déclic pour Monsieur Bagels s’est fait.

Avant de partir de Montréal l’été dernier, Jean-Michel Hivon cuisinait du pain pratiquement tous les jours. Le boulanger s’amuse d’ailleurs à préparer des produits qui se démarquent. Passionné, il raconte les épisodes qu’il a passés dans sa cuisine à cuire des pains aux grains d’orge et de blé issus du processus de brassage de la bière.

Se perfectionner
Il explique aussi avoir passé beaucoup de temps à perfectionner sa recette de bagel. « Ça a donné une recette qui était vraiment bonne et après ça je me suis dit pour le marché fermier : un bon pain… n’importe qui est capable de faire ça chez lui, ça prend pas tant de temps que ça à faire. » Le bagel « de Montréal » a donc semblé approprié pour un projet au marché, puisqu'il vient proposer un aliment auquel les gens n'ont pas accès et qui prend un temps de préparation considérable.

Bouillir la pâte, la rouler pour donner une forme convenable à ce qui devrait ressembler à un bagel requiert aussi de l’expérience. « Ma première batch n’était pas belle d’ailleurs. Ça prend du temps de pratique. »

Le temps n’est toutefois pas un problème pour cet adepte de méditation qui revient tout juste d’une retraite solitaire sur une île des environs.

À son kiosque du marché fermier, les grands classiques des bageleries de Montréal seront disponibles: graines de sésame, graines de pavot et nature.

Des produits qu’il offrira aux résidents de la capitale ténoise dès le 27 juin, et ce, au minimum une fois par mois.

Inspiration des années précédentes
Le coup de pied ultime qui a propulsé Jean-Michel dans l’industrie de la bagelerie est une question de contact.
« Je connaissais Fred, de Fred’s Bread », raconte-t-il.

Frédéric Assabgui de Fred’s Bread avait un kiosque au marché dans les années passées. « Il m’a dit qu’il faisait 110 miches par jour, et puis, il les vendait les 110 quand il se présentait au marché fermier. Ça se vendait des fois dans les 45 premières minutes. Je me suis dit qu’il n’y avait pas vraiment besoin d’étude de marché; ce que je suis capable de produire, ça risque d’être vendu », raconte l'instigateur de Monsieur Bagels.

Après avoir parlé avec Frédéric Assabgui, « ça a été un oui, je vais le faire ».

Ouvrir son propre commerce
Alors que Jean-Michel envisage devenir propriétaire d'une boulangerie un jour, il perçoit ce projet à long terme: comme pré-retraite.


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