FFT : Linda Bussey de retour à la FFT

Linda Bussey devient la directrice générale de la Fédération franco-ténoise. (Crédit photo : Denis Lord)

Linda Bussey devient la directrice générale de la Fédération franco-ténoise. (Crédit photo : Denis Lord)

Linda Bussey, qui entrera en fonction le 6 mai, qualifie sa nomination de coup de cœur et de cadeau.

« Le poste, avoue-t-elle m’intéressait depuis longtemps. J’ai toujours été une ambassadrice de ma langue, de ma culture, j’ai été commissaire scolaire à la CSFTNO, à YK1, j’ai participé activement à la construction de l’école Allain St-Cyr. J’ai été présidente de la FFT, un poste que j’ai dû laisser parce qu’avec mon travail à temps plein, mon poste de conseillère et mes responsabilités personnelles, je n’étais pas capable de livrer la marchandise que je voulais. Pour moi, c’est une chance de continuer quelque chose qui me tient à cœur : les services en français au GTNO, qu’on soit confortable de les demander, et comment on pourrait plus développer l’aspect culturel. »


« Il faut prendre ce qui s’est fait à la FFT, ajoute Mme Bussey et lui donner un nouveau départ, devenir un élément rassembleur pour toutes les associations francophones. »

Feuille de route
Politicienne et fille de politicien, Linda Bussey est arrivée aux Territoires du Nord-Ouest en 1992, selon le site Internet de la Ville de Yellowknife, à Iqaluit plus précisément, avant que le Nunavut n’obtienne son autonomie. Formée en prévention de la toxicomanie, Mme Bussey a occupé différents postes au gouvernement, entre autres aux Ressources humaines et au ministère de la Santé et des Services sociaux.


Au fil des ans, elle a multiplié les fonctions dans les organismes : directrice générale de Canadian Parents for French, membre de l’Association des parents francophones de Yellowknife, du conseil d’administration du CDÉTNO, etc. Elle a remporté le prix Jeanne Dubé, remis pour l’engagement envers la francophonie et la communauté.


Linda Bussey est actuellement membre du conseil d’administration du Collège nordique, fonction qu’elle abandonnera pour des raisons d’éthique. Elle quittera aussi, progressivement, son emploi à temps plein à la direction de la Fondation de l’Hôpital territorial Stanton. Elle mènera par contre à son terme, fin octobre 2018 donc, son mandat de conseillère municipale. Élue en 2012, réélue en 2015, elle dit apporter cette expérience politique à la FFT, sa maturité, et une bonne connaissance du gouvernement ténois.

Priorités
Ayant été éloignée plusieurs années de la FFT, Linda Bussey a énoncé les priorités générales qui l’attendent, étant compris qu’il lui faut entrer en fonction pour mieux connaître les dossiers. « La priorité, dit-elle, c’est d’apprendre à connaître les gens qui travaillent à la FFT et dans les autres organisations. (...) Le plus important, c’est le travail d’équipe, ce n’est pas moi qui vais faire des changements, c’est tout le monde. »


Elle compte en outre mettre à jour les partenariats de l’organisme, comme avec Patrimoine canadien, évaluer la façon de travailler avec les nouvelles subventions disponibles et les projets déjà en place.
À l’occasion du processus d’embauche, qu’elle a qualifié de sévère, exigeant une bonne préparation et une connaissance de la communauté, Mme Bussey a commencé à analyser les états financiers de la FFT, réfléchissant aux manières d’atteindre un meilleur équilibre.


La nouvelle directrice générale de la FFT entre en fonction alors que les trois derniers présidents de l’organisme ont été élus par acclamation, qu’une nouvelle membriété associant les membres individuels aux organismes a été votée il y a six mois, sans être concrétisée.


Concernant la rareté des candidatures au conseil d’administration, Mme Bussey admet que, de manière générale, le recrutement n’est pas facile. « Ça demande beaucoup de temps d’être président d’un organisme, surtout si tu veux le faire de façon professionnelle. Il faut regarder comment on les invite, précise-t-elle, comment on les engage à prendre part à la communauté, il faut aussi respecter la disponibilité des gens, il faut s’assurer que le fardeau ne va pas juste sur une personne, mais se partage bien avec tout le conseil. »
Pour ce qui est de l’important dossier de la membriété hybride, la nouvelle directrice se montre favorable au modèle tout en soulignant qu’elle doit l’étudier davantage. Elle explique que la croissance de la membriété est importante, pourvu qu’on le fasse de manière intelligente, avec, comme pour toutes choses, un agenda, et un rappel constant des objectifs.

 

Plaintes
Les francophones insatisfaits du respect de leur langue dans les services gouvernementaux des TNO peuvent porter plainte au Commissariat aux langues officielles et au Secrétariat aux affaires francophones. Linda Bussey considère que ce choix est valable. « Plus [d’organismes], analyse-t-elle, on pourrait perdre le contrôle. Il faut promouvoir ces places-là, c’est notre rôle. » Elle ne croit pas que le Secrétariat soit en conflit d’intérêts en recevant des plaintes sur le gouvernement dont il dépend, mais avance qu’il faudrait éventuellement évaluer la réception et le traitement des plaintes.


La présidente de la FFT, Catherine Barlow,a souligné l’enthousiasme et la motivation de Linda Bussey pour son nouveau ro^le. « Elle nous donne confiance en l’avenir de la Fe´de´ration, a écrit Mme Barlow. Elle saura certainement relever les nombreux de´fis qui l’attendent. »


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