Chronique Hockey - Séries Célestinatoires : Les Oilers s'enlisent

Finno Célestin

Finno Célestin

Sérieusement, c’est toujours lorsqu’on complimente une personne qu’elle nous fait mal paraître. Je ne cesse de vanter les Oilers depuis le début de leur série face aux Ducks d’Anaheim, et il fallait qu’ils jouent du jeu mou le lendemain! Mais j’en ai beaucoup à dire sur les affrontements qui ont suivi mon dernier essai.

Tout d’abord, si vous avez déjà joué la position de gardien de but, votre position par rapport au premier but des Ducks lors du match numéro quatre, est probablement la même que la mienne. Si ce n’est pas le cas, vous avez besoin de retourner dans votre demi-cercle bleu, car vous avez oublié en quoi consiste jouer la position de gardien, ou vous ne savez tout simplement pas de quoi vous parlez. Si vous ne savez pas encore de quoi je parle, je parle de l’interférence à l’endroit de Cam Talbot lors de ce premier but. Ce n’était pas flagrant me direz-vous, certes. Cependant, sachez que lorsque vous avez des patins dans les pieds, que vous êtes à genou sur de la glace et que la rondelle que vous devez arrêter prend deux dixièmes de seconde pour voyager de la lame du bâton adverse jusqu’à vous, le moindre petit contact joue un rôle dans le résultat final, soit l’arrêt du gardien ou dans ce cas, un but. Ce que je trouve désagréable, c’est qu’il y a zone grise qui laisse place à l’interprétation. Ce qui fait que la Ligue nationale de hockey est à mon avis la plus inconsistante au niveau de l’application de ses règlements, au sein de toutes les autres ligues majeures, tous sports confondus. J’ai d’ailleurs cessé de regarder le hockey il y a quelques années pour cette raison (et aussi parce que le Canadien avait fait le ménage et avait fait l’acquisition de Brian Gionta et Scott Gomez… beurk). Je ne m’ennuie pas de la règle du demi-cercle. Un patin sur la glace bleue et le but est automatiquement refusé. Pas d’argumentation. Étienne, un de mes collègues analystes amateurs, mentionne que la lame du bâton pourrait y être, mais pas le patin. Faire de la sorte pourrait réduire l’ambiguïté vécue avant, pendant et après que la décision ait-été rendue.

Toujours dans le même match, à la suite du deuxième but des Ducks et après que ces derniers ont créé l’égalité, la foule est devenue morne, silencieuse. En séries éliminatoires, le sixième joueur compte énormément. Lorsqu’une équipe joue dans un amphithéâtre adverse, une des stratégies les plus communes est de marquer le plus tôt possible et faire taire la foule. Dans ce cas-ci, les Ducks n’ont pas réussi à marquer les premiers, mais ont réussi à mettre le couvercle sur la trompette des partisans d’Edmonton. Ce que je ne comprends pas. C’est précisément après un but que l’on doit encourager son équipe, et d’ailleurs, à ce point du match, le score était équivalent à 0-0. Alors pourquoi s’assoir dans son siège (payé avec quelques centaines de dollars probablement) et faire la face longue? Bref, pour cette défaite, je répartis le blâme sur les joueurs, sur l’arbitrage et sur les partisans de façon égale.

Rapidement, j’étais avec une amie pour le match numéro 5, et elle me dit qu’elle ne devrait pas regarder le match car les Oilers perdent lorsqu’elle regarde. À ce moment le score était de 3-0 pour notre troupe d’orange et de bleu, et je trouvais ça encore drôle lorsque les Ducks ont marqué leur premier but. Je me disais encore que ce n’était pas possible lors du deuxième. Ensuite, j’étais à deux doigts de lui botter les fesses dehors de chez moi. Sans mentionner que c’est une fan des Bruins. Inutile de vous dire que j'ai regardé seul le match numéro sept.

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires! finnoche@hotmail.com


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