Langues officielles : Le plan encore secret

Le ministre Alfred Moses.(Archives L'Aquilon)

Le ministre Alfred Moses.(Archives L'Aquilon)

Le ministre responsable des langues officielles, Alfred Moses, projette peu de changements à la Loi sur les langues officielles des TNO. La métamorphose se manifestera davantage en juin, lors du dépôt reporté du Plan sur les langues autochtones, qui demeure secret.
 

Outre la fusion du Conseil sur les langues officielles et du Conseil de revitalisation des langues autochtones, compte tenu la similarité de leurs travaux, le ministre Alfred Moses ne prévoit aucun autre changement à la Loi sur les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest. La volonté est de mettre davantage l’accent sur le Plan sur les langues autochtones (le Plan) et ses mesures.


Déjà en 2015, du temps de l’ancien ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Jackson Lafferty, un vote informel — favorable à la fusion — avait été réalisé parmi les membres des conseils.


« Je pense que ce qui est dans la loi présentement est suffisant, pour nous, pour faire le travail qui doit être fait, sur le plan de la revitalisation, de la promotion ainsi que du maintien de nos langues autochtones ou de nos langues officielles aux Territoires du Nord-Ouest. La loi nous permet de faire cela en ce moment », détaille le ministre.


M. Moses admet la possibilité de modifier la loi pour donner des droits équivalents à l’anglais et au français aux neuf langues autochtones des Territoires du Nord-Ouest. Seulement, pas pour le moment. La priorité selon le ministre, est de revitaliser certaines des langues autochtones dans les régions où l’on observe de faibles nombres de locuteurs, sans toutefois légiférer.

Poursuite des consultations
Alors que le Plan devait être déposé en mars, la présentation à l’Assemblée législative a été reportée pour terminer les consultations effectuées auprès des gouvernements autochtones.


« Nous avons voulu nous assurer que nous avions les commentaires de tout le monde sur le Plan avant de déposer le document. » Le dépôt ira à la reprise des travaux de l’Assemblée, au mois de juin. Aucune date exacte n’a encore été prévue.


Comme ce sont les gouvernements autochtones qui ont la responsabilité de la revitalisation des langues, leurs avis auront un rôle considérable pour le Plan, selon les dires du ministre.
« Depuis 2014, le ministère a décidé que nous financerions entièrement les activités pour les langues des Territoires du Nord-Ouest et que ce financement serait remis directement aux gouvernements autochtones. »

Peu d’information sur le Plan
Le ministre n’a pas voulu fournir de détail concernant le Plan. L’information ne sera disponible qu’au moment du dépôt devant l’Assemblée. Il a révélé que cette marche à suivre sera modelée en fonction des commentaires recueillis par les conseils, qui ont étudié plus de 200 recommandations lors des rencontres de septembre 2016 et mars 2017. « Plusieurs des membres des conseils sont désignés par leur communauté, explique le ministre, et sont donc les experts de ce qu’ils voient dans leur communauté et leur région. »


Les travaux du gouvernement territorial seront envoyés au ministère du Patrimoine canadien à Ottawa, qui travaille à l'élaboration de la Loi sur les langues autochtones. « Nous avons fait parvenir de l’information à leur bureau sur notre Loi sur les langues officielles ainsi que sur le travail que nous effectuons », dit le ministre, qui souhaite également acheminer le Plan lorsqu'il sera achevé, pour informer le gouvernement fédéral.


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