Ressources naturelles : La mine de Snap Lake dormira encore

Vue aérienne de la mine Snap Lake.

Vue aérienne de la mine Snap Lake.

La compagnie De Beers Canada, qui exploitait la mine Snap Lake à 220 kilomètres au nord-est de Yellowknife, annonce qu’elle prolonge son contrat avec Det’on Cho Corporation pour la surveillance et le maintien de la mine pendant trois ans.

Depuis décembre 2015, la mine de Snap Lake est en état d’entretien et de maintenance dû à des conjonctures économiques qui ont rendu l’exploitation du diamant non rentable à cette mine. De Beers Canada a donc décidé de cesser toute activité et d’inonder la mine souterraine afin de préserver les minéraux encore présents et éviter des renvois d’eau constants dans le lac. Le but est de reprendre l’exploitation lorsque la viabilité du projet sera de nouveau possible.


Pour l’instant, la compagnie octroie un contrat renouvelable à Det’on Cho Corporation (DCC), l’aile du développement économique de la Première Nation des Dénés Yellowknives. DCC devra assurer « la sécurité, l’assistance, les déplacements et la logistique ainsi que la surveillance et la gestion environnementale sur le site ».

La société travaillera avec les employés de De Beers Canada pour certifier que les installations et la mine restent dans un état stable.
Quatre organisations autochtones ont proposé leurs services dans le cadre de l’entente d’impacts et de bénéfices qu’elles avaient signée avec la compagnie avant l’ouverture de la mine. Pour De Beers Canada, l’annonce représente le « quatrième contrat de premier niveau donné dans les TNO depuis la dernière année […] ».

Le PDG de De Beers Canada, Kim Truter, est certain que « cela créera de nouveaux postes et de nouvelles opportunités pour Det’on Cho Corporation et la Première Nation des Dénés Yellowknives ».

2018-2015
Cette mine de diamant fut la première de la compagnie De Beers à l’extérieur du continent africain. Elle fut aussi la première mine de ce genre entièrement souterraine au Canada. Sa production commença en janvier 2008 et devait, à l’origine, se terminer vers 2027-2028. Cependant, le coût de gestion ainsi que l’investissement initial, beaucoup plus grand que prévu, empêchèrent d’atteindre la rentabilité souhaitée par l’exploitant. Après les premiers signes alarmistes, la compagnie stipula avoir un problème de gestion des eaux dû à la législation en vigueur sur les matières totales dissoutes.

Le gouvernement des TNO tenta de venir en aide en septembre 2015 en triplant le niveau acceptable de ces matières rejetées dans les eaux du lac Snap. Sans cette nouvelle réglementation, disait-on, la mine devrait cesser ses activités. À ce moment, cette décision du gouvernement fut critiquée par des groupes autochtones, dû à l’incidence sur la qualité de l’eau et les dangers pour la vie marine.

Cette nouvelle règlementation ne suffit à garder la mine ouverte et au lendemain de l’élection territoriale de novembre 2015, la mine cessa ses activités pour rentrer en état d’entretien et de maintenance. 434 personnes perdirent leur emploi. De Beers exploite une seconde mine aux TNO depuis 2016 : Gahcho Kué.


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