Musique : Gagnant de Polyfonik 2017 : Yves Lécuyer

Dan Roberto (à gauche), Yves Lécuyer (au centre) et Érik Ringuette (à droite). (Gracieuseté Yves Lécuyer)

Dan Roberto (à gauche), Yves Lécuyer (au centre) et Érik Ringuette (à droite). (Gracieuseté Yves Lécuyer)

Yves Lécuyer est le grand gagnant de Polyfonik 2017 et figure donc parmi les finalistes régionaux qui se réuniront pour le concours Chant’Ouest à Yellowknife, en septembre prochain. L’artiste raconte son expérience à Polyfonik 2017.

Mon aventure Polyfonik a commencé en octobre 2016, environ un mois avant la date limite de remise des candidatures. Sachant très bien que le Chant’Ouest aurait lieu à Yellowknife en septembre 2017, Pascaline Gréau m’a fortement incité à y participer, car, pour participer au concours de l’Ouest, il fallait d’abord gagner le concours albertain. Je dois l’en remercier, car sans cet encouragement, je n’y aurais pas pris part. Je me suis alors mis à la tâche, car il fallait bien peaufiner mes chansons si je voulais être sélectionné! J’ai fait parvenir mes trois chansons à Matthieu Damer, directeur du Centre de développement musical (CDM) de l’Alberta, le 29 novembre, deux jours avant la date ultime.

La sélection
Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un courriel du CDM m’annonçant la bonne nouvelle : j’avais été choisi parmi les trois finalistes pour participer au concours Polyfonik, qui aurait lieu le 9 juin 2017. Et ce n’était pas tout! Tous les mois, pendant les six mois précédant le spectacle final, j’aurais droit, moi et les deux autres finalistes, Dan Roberto (alias Aladan) et Érik Ringuette, à des formations données par des artistes professionnels. Mentionnons que cette formation ne m’a pas coûté un sou. L’AFCY s’occupait de mes déplacements vers Edmonton, et le CDM, de mon hébergement rendu sur place.

Les formations
Sans entrer dans les détails, nous, les trois polyfoniciens, avons eu droit à quatre formations de janvier à mai : ateliers de composition de chanson, d’écriture, de chant, de gestion de carrière et j’en passe. Ces six mois de préparation m’ont été salutaires. Ils m’ont permis de constater que je devais mettre les efforts nécessaires si je souhaitais composer des chansons à la hauteur de mes attentes. En plus, de l’aide m’était offerte par des artistes et des musiciens professionnels (surtout de Robert Walsh, Mireille Moquin et Ariane Mahrÿke Lemire) et j’en ai eu besoin! J’ai dû écrire au moins dix versions de chaque chanson avant d’arriver à un produit final qui me plaisait vraiment et dont j’étais fier. Finalement, au mois de mai, j’ai rejoint les formateurs, Dan et Érik à Fort McMurray pour un petit concert de formation. Je dois admettre que grâce à ce spectacle un peu plus informel, j’ai pu corriger de petites lacunes dans ma façon d’interpréter mes chansons.

La semaine de préparation
Nous avions une semaine avant le spectacle pour répéter nos chansons avec les musiciens, et il s’agit probablement de la partie de Polyfonik que j’ai préférée. Même si, au départ, j’étais un peu stressé d’être accompagné d’aussi bons musiciens, je me suis rapidement rendu compte que tout le monde était très professionnel et très patient. Alors, après seulement quelques heures de répétition, la musique plutôt folk que j’avais composée à la guitare acoustique était maintenant rock, colorée de solos de guitare et d’orgue, et guidée par un rythme effréné. J’étais aux anges! Durant la semaine, nous avons fignolé quelques petits trucs, comme les transitions entre les couplets et les refrains, mais tout s’est vraiment très bien passé. Nous avons également eu la chance d’avoir un atelier en interprétation scénique avec Gisèle Lemire où j’ai appris à mieux exprimer mes chansons (avec plus d’émotion) et un atelier de chant avec Marie-Josée Ouimet où elle m’a orienté vers de nouvelles façons d’utiliser ma voix. J’ai aussi eu droit à la présentation de Michelle Blanc sur l’importance des réseaux sociaux pour les artistes. Elle m’a fait voir une facette des médias sociaux que je ne connaissais pas. Qui l’eût cru!

Le spectacle
Après une semaine de préparation et d’entrevue à la radio et à la télé (eh oui, nous étions traités comme de vraies vedettes!), place au spectacle! J’avais le trac, d’autant plus que mes deux compétiteurs et amis, Aladan et Érik, avaient également préparé d’excellentes chansons. Je devais me dépasser. J’allais bientôt savoir si je participerais au Chant’Ouest, à Yellowknife. J’ai dû faire du bon travail, car les juges ont voté pour moi et je serai des vôtres le 14 septembre prochain. J’aimerais quand même ajouter ceci : Yao, l’un des juges et artiste pluridisciplinaire, a bien expliqué le concept des concours en citant Stéphane Paquette : « Les concours, c’est con et c’est court! ». Eh oui, mes deux acolytes polyfoniciens méritaient également de gagner et j’espère qu’ils continueront à perfectionner leur art. Je profiterai donc de l’été pour améliorer mes chansons et en composer d’autres. On se revoit en septembre!


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