La sélection 2016 de Francopresse : Femmes et artistes au palmarès des 10 francophones les plus influents

Les dossiers linguistiques ont été nombreux à frayer leurs chemins dans les tribunaux au cours des dernières années, note le juré Philippe Orfali. « Mark Power (au centre) et son cabinet sont d'à peu près toutes ces causes. Son rôle dépasse largement le seul cas de la Colombie-Britannique. » (Photo : CSFCB)

Les dossiers linguistiques ont été nombreux à frayer leurs chemins dans les tribunaux au cours des dernières années, note le juré Philippe Orfali. « Mark Power (au centre) et son cabinet sont d'à peu près toutes ces causes. Son rôle dépasse largement le seul cas de la Colombie-Britannique. » (Photo : CSFCB)

L’influence des francophones s’est rajeunie en 2016. C’est ce qu’on retient des 40 candidatures initialement proposées par un groupe de huit jurés du milieu médiatique, réuni en décembre pour choisir les personnes les plus influentes des communautés francophones de l’année.

Soulignons la variété de la sélection, qui inclut les arts, le journalisme et la recherche universitaire, signalant une évolution par rapport à l’édition de 2015. Le groupe des lauréats valorise l’influence croissante des femmes et l’inspiration que procurent les arts de la scène ainsi que la présence de francophones dans les médias.

Voici les lauréats, en ordre alphabétique.

François Boileau : le commissaire aux services en français de l’Ontario a demandé la révision complète de la loi sur les services, entre autres pour qu’elle dépasse les régions désignées et s’applique à l’ensemble de la province.

Randy Boissonnault : le député de Edmonton-Centre est le secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien et le conseiller spécial du premier ministre du Canada sur les questions des communautés LGBTQ.

Linda Cardinal : la titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l’U d’Ottawa a pris la défense des langues officielles sur la place publique, entre autres pour une désignation bilingue de la capitale nationale.

Michel Doucet : l’expert constitutionnel a contribué à l’éducation du public sur les droits linguistiques et réussi, par son initiative personnelle, à faire éliminer les commentaires haineux et francophobes des sites web de la CBC.

Céleste Godin : l’écrivaine et blogueuse de Halifax qui a déménagé à Moncton en 2016 est devenue chroniqueuse à Acadie Nouvelle et continue à dire aux Acadiens et aux autres francophones leurs quatre vérités.

Les Hay Babies : après le succès de My Homesick Heart comme album de l’année 2015 aux East Coast Music Award, Julie, Katrine et Viviane ont produit un nouveau CD intitulé La 4e dimension et ont continué à faire rayonner leur Acadie au plan national.

Chantal Hébert : sans doute la journaliste politique hors Québec la plus influente au plan national, l’Ontarienne signe des chroniques percutantes dans le Toronto Star, L’Actualité, Acadie Nouvelle et participe à des panels sur CBC/SRC.

Sylviane Lanthier : la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne a porté les stratégies pour remettre à l’ordre du jour du gouvernement fédéral les enjeux de dualité linguistique et des communautés francophones.

Katherine Levac : l’écrivaine, humoriste et monologuiste de Saint-Bernardin (Ontario), vedette de la série Like-moi sur les ondes de Télé-Québec, a présenté quelque 50 spectacles au pays en 2016 et compte plus de 75 000 abonnés sur Facebook.

Mark Power : expert constitutionnel de Juristes Power, le plaideur d’Ottawa a mené la mégacause des conseillers scolaires et parents francophones de la Colombie-Britannique qui poursuit sa route en appel et éventuellement vers la Cour suprême.

Ce palmarès 2016 offre aussi une continuité en célébrant trois lauréats de l’an dernier qui ont maintenu leur influence dans les yeux du jury : François Boileau, Michel Doucet et Sylviane Lanthier. Il reconnait aussi pour la deuxième fois une contestation scolaire en Colombie-Britannique, après avoir marqué l’an dernier la victoire des parents de l’école Rose-des-Vents (Vancouver) en Cour suprême du Canada.

Critères et jury
Sous la direction du journaliste Jean-Pierre Dubé, Francopresse a réuni huit jurés provenant des quatre grandes régions canadiennes :
- Chantal Carey, reporter autonome en matière de langues officielles sur les médias sociaux (Ottawa)
- Maxence Jaillet, directeur, L’Aquilon (Yellowknife)
- Andréanne Joly, coordonnatrice, Francopresse (Toronto)
- Anouk Lebel, journaliste, Radio-Canada (Regina)
- Philippe Orfali, journaliste, Le Devoir (Montréal)
- Pascal Raiche-Nogue, journaliste et chroniqueur, Acadie Nouvelle (Caraquet)
- Jacinthe Tremblay, directrice générale, Le Gaboteur (Saint-Jean)
- Benjamin Vachet, journaliste, ONfr TFO (Ottawa).

Ces jurés ont été invités à proposer des candidates et des candidats qui ont une appartenance reconnue avec une ou des communautés francophones, qui ont comme lieu de résidence ou de travail en milieu minoritaire dans le présent ou le passé et qui font preuve d’une influence positive au plan régional (Ouest, Nord, Centre, Atlantique) et national dans un grand secteur d’intervention.
Ensuite, la sélection a été orientée selon le pouvoir qui accompagne une fonction, l’innovation ou la mobilisation, ainsi que la capacité d’agir au moment opportun.


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