Chant'Ouest : Faire briller les artistes

14 septembre 2017
Catherine Barlow. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Catherine Barlow. (Crédit photo : Sandra Inniss)


La directrice artistique du gala Chant’Ouest, Catherine Barlow, dévoile ses réflexions derrière l’élaboration du projet.

Catherine Barlow est passionnée d’arts visuels, de théâtre et d’humour. Arrivée à Yellowknife pour un poste en enseignement des arts à l’école Allain St-Cyr il y a un an, elle s’implique rapidement sur la scène culturelle et se joint au conseil d’administration de l’Association franco-culturelle de Yellowknife.


Ses passions, sa formation en gestion des organismes culturels et ses expériences, tant en écriture dramaturgique qu’en communications et en philanthropie pour, notamment, le Théâtre du Rideau Vert l’ont guidée vers le poste de directrice artistique du gala Chant’Ouest.


Elle explique son rôle pour l’événement : « Ce que j’ai apporté, c’est premièrement d’être une oreille. Parce que moi, ça fait seulement un an que je suis ici, donc qui suis-je pour parler du territoire et de l’identité? Il fallait que je regroupe des gens de tous les milieux pour savoir eux comment ils voyaient le territoire, comment ils voyaient le fait d’être un habitant de Yellowknife. »


Elle veut avant tout faire briller les artistes. Des images du territoire réalisées par Artless Collective seront projetées lors du gala : « J’ai été chercher dans les thèmes des artistes de Chant’Ouest, des images du territoire qui leur collait bien à la peau, détaille la directrice artistique. La lune, des incendies, [des éléments] typiques de ces gens-là, pour refléter l’identité de la personne et l’identité du territoire. »

Prendre racine
Elle soulève le phénomène en transit, des gens qui viennent et qui repartent, à Yellowknife. « Il y a quand même un enracinement des gens qui restent pour un an et qui finissent par rester dix ans », décrit-elle de ce sentiment d’appartenance au territoire qui se développe au fil du temps et de cette expérience d’aller vivre dans le Nord, de quitter sa famille, ses amis.
Elle met en parallèle ce saut vers le Nord avec le travail des artistes : tout concéder pour la vie d’artiste, vivre loin des gens qu’on aime, saisir les occasions et grandir.
« J’ai voulu faire le lien avec ça et avec Yellowknife, prendre racine comme artiste et comme habitant », de dire Catherine Barlow de cet enracinement « dans le territoire concret et dans le territoire identitaire intérieur ».

S’immerger dans les arts
Catherine Barlow a concilié la rentrée scolaire avec le gala Chant’Ouest. Elle parle de son expérience sur ce projet avec entrain dénotant d’ailleurs le sentiment de liberté et d’utilité qu’elle y trouve, tout en mettant l’accent sur la synergie au sein de l’équipe.


Elle conclut avec le souhait d’expliquer au public l’importance de s’exposer à l’art :

« L’être humain a un besoin fondamental de s’exprimer et de communiquer des valeurs, c’est vraiment important et de nos jours, avec la consommation, les choses vont vite, tout coûte cher, surtout ici à Yellowknife; il faut rappeler aux gens qu’il faut prendre le temps de cultiver son jardin intérieur et de prendre racine en eux-mêmes, d’écouter de la musique, de fréquenter des endroits où il y a de l’art, parce que ça développe l’imagination. Et l’imagination, c’est la liberté. »


Elle explique que le message de « prendre racine » dans le spectacle aborde cette question du développement d'un sentiment d’appartenance, mais surtout de liberté : « Donnez-vous la liberté de connaitre des artistes, d’aller fréquenter des lieux culturels, d’en parler à vos enfants, de leur faire des lectures, parce que c’est ça la richesse. L’art ce n’est pas juste une pratique. C’est une façon de voir, c’est une philosophie et je pense que c’est vraiment la route du bonheur. »


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