Arsenic : Faibles risques, mais soyez prudents

 Six lacs de Yellowknife ajoutés à la liste des plans d’eau contaminés

Alors que la saison de pêche et de cueillette prend son envol, le GTNO met à jour l’avis de santé sur la présence d’arsenic dans la région de Yellowknife. Le gouvernement invite le public à faire preuve de précaution sans pour autant s’inquiéter outre mesure. 

Ce qui ressort de ce rapport, c’est qu’il vaut mieux ne rien cueillir à l’intérieur des limites municipales Yellowknife et autour des mines Con et Giant. Il est également préférable de ne pas utiliser de terre locale pour son jardin, et, si on s’en fait livrer, de s’informer de son origine.


« C’est un avis de précaution davantage que quelque chose basé sur des données, précise le médecin hygiéniste en chef des Territoires du Nord-Ouest, André Corriveau, lui-même grand amateur de cueillette. Mais le thé du Labrador, les baies de Saskatoon [amélanches], les champignons, on n’est pas obligés de les ramasser ici. »


Le docteur Corriveau mentionne qu’il y a eu des analyses de légumes de jardins de Yellowknife il y a quelques années. Les conclusions de cette étude menée par le Collège militaire royal du Canada étaient que le taux d’arsenic dans ces légumes était supérieur à celui des légumes vendus à l’épicerie, mais sans danger pour la santé. En fait, note le docteur Corriveau, la plus grande source d’arsenic dans l’alimentation des gens en Amérique du Nord serait le riz (et ses produits dérivés), qui a une grande faculté d’absorption d’arsenic.

Lacs
Six lacs ont été ajoutés à liste des cours d’eau contaminés par l’arsenic : trois lacs sans nom situés au nord-ouest de la mine Giant ainsi que les lacs Niven, Range et Fiddler. Niven et Range, cependant, ont des niveaux d’arsenic en dessous des 52 parties d’arsenic par milliard. Ce taux est le seuil à partir duquel on suggère de ne pas pêcher et de ne pas se baigner, et qui nécessite des précautions particulières pour les personnes vulnérables comme les très jeunes enfants et les femmes enceintes.


À Niven, la cueillette et la baignade ne sont pas déconseillées tant à cause du niveau d’arsenic — qui est inférieur à 10 parties par milliard —, mais bien parce qu’il s’agit d’un ancien égout.


On note que les lacs Niven Range et Fiddler n’ont pas de vocation récréative et ne sont pas, non plus, prisés des pêcheurs.


Pour ce qui est du lac Frame, qui figurait déjà sur la liste de plans d’eau contaminés, on n’y a pas évalué les risques associés à la baignade. Mais, étant donné que la concentration en arsenic y est supérieure à 100 parties par milliard, elle est fortement déconseillée, d’autant plus qu’il s’agit d’un ancien dépotoir, souligne le Docteur Corriveau. Pêche et cueillette y sont également proscrites.

Les champignons
L’avis sur la santé établit une large zone d’impact de l’arsenic sur les champignons. On considère ceux-ci impropres à la consommation à moins de 10 kilomètres de la mine Giant. Pour les champignons de la famille des tricholomataceae, qui démontrent une capacité supérieure à emmagasiner l’arsenic, il faudrait les cueillir à plus de 25 kilomètres de la mine.
Selon le document émis par le ministère de la Santé et des Services sociaux des TNO, « les quantités négligeables d’arsenic décelées dans la rivière Yellowknife et la baie de Yellowknife, ainsi que dans la majorité des lacs analysés se situent en deçà des Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada émises par Santé Canada et sont semblables aux concentrations trouvées dans les sources d’eau de l’ensemble du pays. »


Le docteur Corriveau note que le trioxyde d’arsenic étant soluble dans l’eau, avec la fonte des neiges, les écoulements, etc., certains lacs sont redevenus potables au fil des ans. « Mais dans certains endroits, comme les lacs sans décharge, la concentration n’a pas diminué depuis des années. »


À noter que faire bouillir l’eau ne diminue pas la quantité d’arsenic.


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