Légalisation du cannabis : Du cannabis en juillet!

30 novembre 2017
Le dossier de la légalisation du cannabis est encore truffé de points obscurs, comme le concède une équipe interministérielle lors d'un point de presse, le 29 novembre dernier. Sophie Call (Éducation, Culture et Formation), Mark Aitken (Justice), Kelly Bluck (Finances), Judy Kainz (Commission de la sécurité au travail et de l'indemnisation des travailleurs) et Meagan Birch (Infrastructures). (Crédit photo : Denis Lord)

Le dossier de la légalisation du cannabis est encore truffé de points obscurs, comme le concède une équipe interministérielle lors d'un point de presse, le 29 novembre dernier. Sophie Call (Éducation, Culture et Formation), Mark Aitken (Justice), Kelly Bluck (Finances), Judy Kainz (Commission de la sécurité au travail et de l'indemnisation des travailleurs) et Meagan Birch (Infrastructures). (Crédit photo : Denis Lord)

La Société des alcools ignore encore quelle quantité importer pour satisfaire la population.

On ignore quelle quantité, on ne sait pas à quel pourcentage, on n’est pas tout à fait sûr d’où exactement, mais il y aura définitivement et légalement du cannabis aux Territoires du Nord-Ouest en juillet. C’est ce qu’ont assuré aux médias les représentants du gouvernement lors d’une séance d’information le 28 novembre dernier.


Le projet de loi sera soumis pour approbation à l’Assemblée législative lors de la session de février-mars. Dans la proposition, la consommation et l’achat sont restreints aux 19 ans et plus ; la quantité permise dans un lieu public sera de 30 grammes, comme au fédéral. Comme au fédéral également, les adultes auront le droit de cultiver un maximum de quatre plants, et ce, pour usage personnel.

On pourra en prendre dans les endroits publics en dehors des événements, mais pas dans les endroits fréquentés par les enfants. Les collectivités pourront décider par vote de permettre ou d’interdire chez elles la consommation. Le gouvernement ténois propose qu’il soit interdit aux conducteurs de véhicules commerciaux et aux personnes de moins de 21 ans d’avoir des traces de cannabis dans le sang.

Où?
Dans un premier temps, c’est par l’entremise des détaillants d’alcools que le cannabis sera vendu. Ultérieurement, d’autres commerces pourraient se greffer à ce réseau, toujours par l’entremise de la Société des alcools. Quelle quantité de cannabis sera disponible dans le réseau de la Société?

Quelle quantité sera nécessaire pour satisfaire les consommateurs? Le directeur des activités relatives aux boissons alcoolisées, Peter Maher, l’ignore encore. « Nous n’avons pas choisi de fournisseur, nous n’avons pas eu la permission puisque c’est encore illégal, a-t-il ajouté. Mais des fournisseurs nous ont contactés. »


Ce sera le gouvernement fédéral qui fixera le taux maximum de THC dans les produits. Le sous-ministre adjoint au ministère de la Justice, Mark Aitken, s’attend à ce que des produits de différentes forces soient disponibles.

Santé
Un grand nombre d’études indiquent que la consommation immodérée de cannabis accroît les problèmes de santé mentale. Le médecin en chef des Territoires du Nord-Ouest, André Corriveau, n’anticipe pas une recrudescence de cas de psychoses ou d’autres maladies consécutivement à la légalisation.

« On pense peut-être même pouvoir les réduire grâce à des campagnes de prévention », a-t-il affirmé. En conséquence, aucune augmentation de personnel n’est anticipée pour le traitement de problèmes psychiatriques. Pour la réhabilitation, le ministère de la Santé se tournera vers les établissements avec lesquels il a déjà une entente pour le traitement des troubles reliés à l’alcoolisme, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Au cours de la conférence de presse, la directrice de la politique budgétaire au ministère des Finances, Kelly Bluck, a répété à maintes reprises que la légalisation restant à faire, un grand nombre de questions légales et de règlements trouveront leur solution dans le futur. Y aura-t-il des fumoirs? Quel sera le partage de revenus avec le fédéral? Quelles modifications seront apportées à la Loi sur la santé et la sécurité dans les mines? Tout cela reste à déterminer.


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