Canadian Parents for French : Des Français pour enrayer la pénurie de profs

La directrice générale de Canadian Parents for French, Nicole Thibault.

La directrice générale de Canadian Parents for French, Nicole Thibault.

 Selon Canadian Parents for French, l’entente avec la France et le Plan sur les langues officielles pourront remédier à la pénurie d’enseignants de français langue seconde.

Le Plan sur les langues officielles 2018-2023 contribuera à colmater la brèche dans le corps enseignant canadien en ce qui a trait au français langue seconde. C’est ce qu’affirme la directrice générale de Canadian Parents for French (CPF), Nicole Thibault, de passage à Yellowknife.


« Le Plan attribue 31 M$ pour développer une stratégie de recrutement pour des professeurs de français langue seconde, souligne Mme Thibault, plus 31 M$ pour les professeurs pour les ayants droit. »
Une rencontre entre les ministres de l’Éducation du Canada et le ministre du Patrimoine doit avoir lieu fin juin à Ottawa et CPF y sera pour faire un suivi, assure Mme Thibault.


Une entente signée le 6 juin dernier entre l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et la Conférence des Présidents d’Université (CPU) (France) fait aussi partie de la solution. Dans le cadre de celle-ci, dit Mme Thibault, dans un premier temps, il a été conclu qu’entre 50 et 100 professeurs formés dans six universités françaises viendront enseigner au Canada d’ici 18 mois.


La pénurie est déjà palpable à différents endroits au Canada, particulièrement à Toronto, à Halifax et à Vancouver. « Le programme de formation des professeurs, explique la directrice générale de CPF, est passé d’un an à deux ans, ce qui fait qu’on a perdu une cohorte. » À cela s’ajoute, en Colombie-Britannique, une directive de la Cour suprême du Canada voulant que le nombre d’élèves par classe de français soit diminué à 22, avec en conséquence une augmentation de la demande d’enseignants de français. « En Nouvelle-Écosse, ajoute Mme Thibault, il n’y a pas assez de jeunes qui s’inscrivent pour devenir professeurs.»


« La pénurie va continuer à se faire sentir au cours des cinq prochaines années, anticipe Nicole Thibault. Ça va s’améliorer, mais ça va dépendre des régions. Dans le monde rural, il faudra bien choisir les candidats. »
Des villes comme Vancouver, où le coût d’un loyer est très élevé, font face au même défi dans cette compétition provinciale pour attirer des enseignants. C’est pourquoi certaines commissions scolaires développent des initiatives, et couvrent, par exemple, les coûts de déménagement.


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