Municipalités : Croissance imminente à Hay River?

07 mars 2018
0 Commentaire(s)

École de formation maritime, usine de fabrication de granulés de bois, développement du Northern Farm Training Institute, une nouvelle usine de poissons : la municipalité de Hay River est-elle appelée à connaître très prochainement une forte croissance économique?
Le ministre de l'Industrie, du Tourisme et Investissement et député de Hay River Sud Wally Schumann y croit. Aux projets évoqués plus haut, qui sont à différents stades de réalisation, il met un bémol sur le Northern Farm Training Institute mais en rajoute d’autres: la mine de Pine Point, les Services de transports maritimes, un centre d’hébergement de 48 lits et une extension de neuf lits du Woodland Manor.
« Hay River ne va pas grossir exponentiellement durant la nuit mais quelques projets vont contribuer à la croissance de la population. »
M. Schumann spécule qu’avec la mise en opération de quelques projets majeurs, la population de Hay River pourrait facilement croître de 500 citoyens au cours des prochaines années. « À Pine Point dit-il , il y a un potentiel de plus de 360 emplois. Certains employés pourraient vivre à Hay River. » La rentabilité de la mine serait actuellement en cours d’évaluation par ses propriétaires. À ce chiffre, M. Schumann rajoute des emplois à l’usine de fabrication de pastilles, au centre d’hébergement (60 postes qui ne pourront être comblés localement) et d’autres générés par les projets en cours.

 

Capacité d’hébergement
La conjoncture est favorable reconnaît le trésorier de la Chambre de commerce de Hay River et copropriétaire du supermarché Super A Food, Steve Anderson. « Il y a eu par le passé différents projets qui ne se sont jamais matérialisés, comme le gazoduc du Mackenzie, mais je suis plus positif actuellement. Il y a de grands signes de développement. Nous voyons cela d’un très bon œil. »
M. Anderson croit qu’il faudra prochainement travailler sur la capacité d’hébergement de la municipalité.
Le président de la Chambre de commerce, Joe Melanson, également superviseur des opérations à Northland Utilities, est optimiste mais circonspect. « Nous sommes dans l’espoir, affirme-t-il, mais nous ne voyons pas de grosse grosse croissance à court terme. » M. Melanson analyse au cas par cas quelques-uns des facteurs potentiels de croissance de la municipalité. Le Nunavut Fisheries and Marine Training Consortium dispensera des cours de base de secourisme et de fonctions d’urgence en mer, de matelot breveté, de conducteur de petits bâtiments, etc. « C’est heureux que ça arrive à Hay River, dit-il, ça va créer des emplois d’enseignants dans la communauté. Mais ensuite, plusieurs étudiants vont repartir avec leur connaissance au Yukon, au Nunavut, etc. »
L’école pourrait contribuer au développement immobilier acquiesce M. Melanson, mais pour le savoir, il faudra d’abord connaître la durabilité de son établissement à Hay River. Le président de la Chambre de commerce de Hay River rappelle qu’au fil des ans, la mise en service de l’usine de granulés a souvent été retardée.



Usine de poisson
L’usine de poisson se heurte aussi à deux problèmes, analyse M. Melanson. D’une part, les pêcheurs sont toujours liés à l’entente avec l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce, situé à Winnipeg. D’autre part, le nouveau site de l’usine, qui nécessitera de l’eau et des égouts, n’a pas encore été trouvé. Le ministre Schumann s’affaire toujours à trouver des d’autres sources de financement au fédéral pour rajouter à l’engagement financier de 1,4M$ du gouvernement ténoirise
Malgré les problèmes à régler et les inconnues dans l’équation, M. Melanson reste positif sur le développement potentiel de Hay River, et il ajoute que la remise en service de la mine à Pine Point pourrait être vraiment très bonne pour l’économie.
 


École de formation maritime
Usine de congélation de poissons, stratégie agricole : les réalisations économiques de grande ampleur sont souvent des travaux de longue haleine et c’est le cas de l’école de formation maritime, qui verra finalement le jour à Hay River après que le gouvernement ait mis de l’avant cette destination, souligne le maire Brad Mapes. « On en avait entendu parler plusieurs fois dans les dernières années, rappelle-t-il. On ne savait pas quand ça allait arriver et maintenant ça arrive. Hay River est un endroit idéal à cause du transport maritime et de la pêche. On est contents que ça soit ici ! »
Le maire avance que les cours sont censés commencer dès cet été, dans l’édifice où étaient les bureaux de la Northern Transportation Company, et qui est actuellement en mode réaménagement.
Combien d’élèves et combien de professeurs accueillera-t-il? Cela devrait être su plus tard au printemps.
« C’est une grande nouvelle pour notre ville, l’industrie de la pêche, mais aussi pour les services de barge, considère M. Mapes. C’est un très bon moment parce que l’industrie des services de barges est de retour en service. Cette école va donner des occasions aux gens du Nord, mais aussi du Sud, qui vont venir à Hay River. »
Le maire de Hay River est convaincu que sa ville va grossir dans les prochaines années.



Plan de protection des océans
Le gouvernement du Canada versera 12,6 M$ sur trois ans au Nunavut Fisheries and Marine Training Consortium pour la création de son centre de formation marine à Hay River. Cette subvention vise à offrir de la formation pour des groupes sous-représentés dans la main-d’œuvre maritime, entre autres les femmes, les habitants du Nord, les Inuits et les Autochtones, et elle s’inscrit dans le cadre du Plan de protection des océans du gouvernement fédéral. Le programme respectera les normes internationales de certification et est censé s’enrichir ultérieurement de cours pour former des lieutenants, lieutenants de quart ou mécaniciens de quatrième classe.
L’enveloppe globale du Plan de protection des océans sera de 1,5 milliard de dollars. Des parties de ce montant devraient revenir aux TNO par le biais de programmes, d’emplois et d’infrastructures, visant notamment de l’équipement de sécurité, la garde côtière auxiliaire pour l’Arctique et l’augmentation du nombre des inspecteurs de la sécurité maritime dans les communautés nordiques.