Contact’Ouest : Connecter l’Ouest par le Nord

14 septembre 2017
Buzz cuivres, un des groupes en vitrine durant ce Contact Ouest 2017.

Buzz cuivres, un des groupes en vitrine durant ce Contact Ouest 2017.

Le Contact Ouest est un événement de réseautage, un marché d’artistes, comme le banalise Sylvain Aumont, directeur général du réseau, pour les diffuseurs de spectacles canadiens et européens. Ce rassemblement annuel des professionnels de l’industrie musicale francophone, en plus de faire connaître les musiciens, danseurs ou interprètes auprès des diffuseurs, vise aussi à faire découvrir les organismes et les régions où se produiront éventuellement les artistes.


Cela implique un certain nombre de défis à relever pour les deux employés du Réseau des grands espaces. « Chaque année, on doit tout recommencer, au niveau de la logistique. On doit identifier les ressources, établir de nouveaux contacts, et s’adapter à des méthodes de travail différentes », de dire Sylvain Aumont, en précisant que « c’est aussi ce qui fait la beauté de cet événement ».


Après Winnipeg en 2015 et Régina en 2016, c’est « la grande négligée », Yellowknife, qui a été choisie pour accueillir le rassemblement. L’idée a vite séduit tout le monde, incluant les bailleurs de fonds. Un 10e anniversaire, c’était l’occasion rêvée de faire quelque chose de spécial, et de dire à la communauté ténoise et au producteur du Chant’Ouest 2017, l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY), aussi membre du RGE, « vous faites partie de la famille. D’ailleurs, on n’a même pas encore commencé, que déjà on ne regrette pas, tellement on est bien accueilli ».

Les vitrines
Le Contact Ouest a aussi cette vocation là, de donner la chance aux artistes de toucher de nouveaux publics et de les faire grandir à travers cette expérience. Vaero, qui revient cette année, a remporté le Chant’Ouest en 2008. Elle a confié que ses expériences de compétition l’ont beaucoup aidé dans son parcours sur scène, même si elle présente aujourd’hui un spectacle bien différent.


Sylvain Lapointe, membre fondateur du quintette de cuivres, Buzz cuivre, se réjouit lui aussi de l’opportunité ténoise. Avec son groupe et un acteur invité, il présentera au Northern Arts and Cultural Centre (NACC), un spectacle original qu’il n’a que peu présenté au public franco-canadien de l’Ouest.


Ariane Mahrÿke Lemire assure que durant sa prestation, elle se sert de son expérience pour cibler un public différent : les diffuseurs. « C’est un peu énervant de participer aux vitrines. On n’est pas dans un environnement naturel, on se fait analyser et on sent que ce qui compte, c’est de savoir de quelle manière on va servir aux diffuseurs. Je deviens de plus en plus confortable dans ce contexte, et j’essaye de rendre ça le plus naturel possible mais cela demande une énergie différente que celle que j’offre avec mon public. »

Une activité qui rassemble
Le Réseau des grands espaces (RGE) présente des artistes de partout au pays aux quatre provinces de l’Ouest et aux territoires, même si les interactions avec le Nunavut sont plus rares, faute de moyens. « La porte leur est grande ouverte, insiste Sylvain Aumont, c’est un des points sur lesquels nous travaillons. »
D’après lui, la diffusion des arts de la scène est une des dernières activités culturelles rassembleuses. « C’est notre rôle premier et c’est d’autant plus important de le faire maintenant, surtout pour les milieux minoritaires où il est nécessaire de nourrir le sentiment d’appartenance à la communauté et de donner accès au plus grand nombre à une culture qui nous reflète, en tant que francophones. »


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