Vie communautaire : Compter, ramer, grimper

22 février 2018
Marc Akpoé et Eric Frenette se passent le flambeau comptable de la CSFTNO. (Crédit photo : Denis Lord)

Marc Akpoé et Eric Frenette se passent le flambeau comptable de la CSFTNO. (Crédit photo : Denis Lord)

 d’escalade de Yellowknife et comptable de la Commission scolaire des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), Éric Frenette regagnera son Nouveau-Brunswick natal en mars. Lors de son passage de neuf ans aux TNO, ce sont les amitiés et les rivières du Nord qui l’auront le plus marqué.
« Les amitiés qu’on se fait ici, explique Éric Frenette, elles ont quelque chose de spécial. Qu’on rencontre quelqu’un qui vient de la Colombie-Britannique ou d’ailleurs, ce sont des amitiés durables, peut-être parce ce qu’ici on n’a pas de famille. »
Originaire de Bathurst, Éric Frenette est venu en 2009 aux TNO avec sa compagne Annie-Claude Boudreau pour travailler au gouvernement ténois en tant qu’analyste financier. « J’ai visité 22 communautés, peut-être plus, se rappelle-t-il, j’ai des histoires pour chacune d’entre elles. Je pourrais faire une soirée de contes au Wildcat! »
Éric Frenette passe ensuite à la CSFTNO, et c’est, curieusement, son premier emploi en français depuis qu’il a terminé ses études, un emploi qui conscientise celui qui vient d’une région où les francophones sont majoritaires à une situation inverse. Il se dit impressionné par l’engagement des personnes autour de lui à la langue et à la culture.

Escalade
Durant six ans, Éric Frenette s’implique bénévolement à la fondation du Club d’escalade, s’occupant des aspects administratifs et comptables. « Beaucoup d’heures de bénévolat, rappelle-t-il. Sans l’effort de plusieurs personnes, rien ne se serait passé. » M. Frenette tient toutefois à préciser qu’il y avait précédemment eu à Yellowknife un club d’escalade avec un mur portatif. « Nous, dit-il, nous avons probablement installé le premier mur public. Le plus grand de défi était de trouver des bénévoles pour accueillir le public, la demande était plus grande que l’offre. Là, ça sera dans un édifice public, le Fieldhouse, géré en partie par la ville de Yellowknife. Je suis super content. L’objectif est atteint, la ville gagne un autre sport grâce à la contribution des gens. »

Canot
Éric Frenette et sa compagne Annie-Claude Boudreau, qui a enseigné à l’école Allain St-Cyr, sont de grands amateurs de canot. Ils ont beaucoup exploré les Territoires et, encore ici, beaucoup d’histoires à raconter, sur la boucle des Pensive Lakes et sa plage secrète, sur cette rivière dont les rapides n’étaient pas indiqués sur la carte et où ses compagnons et lui ont avancé de cinq kilomètres par jour au lieu des 20 anticipés, avant de déclarer forfait.
« Les gens de la région nous ont traités de fous d’être allés là  », rigole-t-il.
Son passage aux TNO marquera ses futures expéditions en canot dans les Maritimes.
« Mes goûts ont changé avec mon expérience ici, explique Éric. Ici on parle de longue distance. Quand je suis arrivé aux Territoires, on m’a demandé à plusieurs reprises “Tu rames-tu?”» Maintenant, il comprend ce que ces gens voulaient dire!
Éric travaillera pour le ministère de l’Éducation à Fredericton. Mais si sa conjointe et lui retournent dans l’Est, c’est surtout pour que leur fille puisse grandir auprès de ses grands-parents. « Sinon, on était heureux ici », dit-il.


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