Agriculture : Changement de programme

Des serres comme celle-ci, au Sahtu, risquent d'être plus en plus communes aux TNO. (Courtoisie ITI)

Des serres comme celle-ci, au Sahtu, risquent d'être plus en plus communes aux TNO. (Courtoisie ITI)

Le Partenariat canadien pour l’agriculture est censé couvrir tous les aspects de l’agriculture.Le programme Partenariat canadien pour l’agriculture remplace le défunt Growing Forward 2 depuis le 1er avril, avec un budget analogue, soit 5,6 M$, dont 60 % proviendront du fédéral.

« Avec Growing Forward 2, les choses ont beaucoup avancé », assure Tracy St-Denis, qui a participé à l’élaboration de la Stratégie agricole des Territoires du Nord-Ouest et est assistante du sous-ministre à Industrie, Tourisme et Investissement.
Le défunt programme, considère-t-elle, a contribué à l’émergence de l’agriculture ténoise. Elle en veut pour preuve l’existence actuelle de cinq marchés fermiers aux Territoires, le développement des activités du Inuvik Community Greenhouse.
Son équipe, dit Mme St-Denis, est très enthousiaste quant au nouveau programme. Il a été conçu par le gouvernement canadien pour l’ensemble du pays, mais, ajoute-t-elle, Agriculture et Agroalimentaire Canada, qui verse 1,50 $ pour chaque dollar investi par le GTNO, se montrera très flexible, comprenant les spécificités du Nord.
La traduction en français du guide du Partenariat canadien pour l’agriculture devrait être disponible vers le 4 mai. Pour ce qui est de la Stratégie agricole des Territoires du Nord-Ouest 2017-2022, seul un résumé existe en français.

Les volets
Avec 1,6 M$, la plus grande partie des fonds alloués va au programme de production d’aliments à petite échelle, qui vise principalement le développement de serres et de jardins communautaires, mais aussi, dans un second temps, la formation des jeunes, celles des membres des petites collectivités, et la promotion de l’achat local. 1,1 M$ va pour la transformation, un montant qui peut comprendre l’embauche de main-d’œuvre, la préparation de terres ou la construction d’infrastructures.
850 000 $ sont alloués au développement des marchés et le même montant est destiné à la formation. 300 000 $ pour la recherche agricole et agroalimentaire; deux enveloppes de 305 000 $ sont attribuées pour la gestion du risque et le programme de la durabilité environnementale et changement climatique; enfin, la sensibilisation (campagnes d’éducation, ateliers, etc.) reçoit 241 335 $.
À noter qu’il s’agit de montants quinquennaux accessibles à des individus, des organisations, et même aux gouvernements. Le GTNO s’est impliqué dans le passé, note Tracy St-Denis, par exemple pour l’achat de terre ou de semences, mais ce type d’implications diminuera graduellement.
Les personnes recevant une subvention du Programme canadien pour l’agriculture peuvent simultanément s’en voir octroyer une du Programme de développement du secteur alimentaire du Nord et du Programme d’appui aux entrepreneurs et au développement économique (PAEDE).
« Cette nouvelle entente arrive à point nommé, a fait savoir le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Wally Schumann, par voie de communiqué. Notre secteur de l’agriculture a évolué et pris de l’expansion, et cet accord représente les intérêts des résidents, des entreprises, des collectivités et des organismes des TNO. »

Un cadre règlementaire
Le 11 avril dernier à l’Hotel Explorer avait lieu une séance d’information publique concernant les parasites, les pathogènes et les espèces invasives dans un contexte de développement de l’agriculture et de réchauffement climatique. Le gouvernement ténois adoptera plus tard un cadre règlementaire dans ce domaine. « Il reste beaucoup de choses à faire, convient Tracy St-Denis. Nous travaillons avec différents ministères, comme Environnement et Ressources naturelles. »
La question des assurances, par exemple celles garantissant aux producteurs un revenu minimum en cas de mauvaises récoltes causées par la température, ne semble pas avoir été étudiée.
Selon les chiffres du GTNO, une quarantaine de cultivateurs, producteurs, et d’entreprises agroalimentaires sont installés aux TNO.
Aucun producteur ou intervenant n’a répondu à la demande de L’Aquilon de commenter le nouveau programme.


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