Sur les ondes : Aux origines de la musique XXIII

 

L’école franco-flamande resplendit en Europe sur la musique écrite religieuse et non religieuse de la moitié du XVe au XVIe siècle. Plusieurs sont les compositeurs dont le nom se trouve associé à cette école de pensée et de composition musicale : Jacob Obrecht, nait dans le comté de Flandre, il développe son art dans la composition des motets et contrepoints à Cambria, lieu où Guillaume Dufay et Gilles Binchois ont formé l’école bourguignonne dans la première étape du développement de l’école franco-flamande.

Josquin des Prés est le compositeur qui rayonne de façon légendaire sur la musique franco-flamande. Il fait partie du chœur de la chapelle pontificale à Rome, de la cour des Sforza à Milan et de la cour de Louis XII en France et compose dans le genre de musique religieuse et non religieuse. Gaspar van Weerbeke apporte de la souplesse aux compositions des motets en structurant des lignes multiples à différentes voix. Jean Teinturier émerge en écrivant le premier dictionnaire terminologique musicale dans lequel il documente les procédés techniques qui caractérisent les compositions de la période médiévale.


Les genres de musique qui caractérisent le développement de la musique durant l’école franco-flamande sur le plan religieux sont les messes, motets, crédos et hymnes; et sur le plan non religieux, les rondeaux, madrigaux et ballades. Ils représentent l’axe évolutif des compositions de musique polyphonique écrite au Moyen Âge, et cristallisent les structurations théoriques qui ont ses racines dans la Grèce antique et qui sont reprises par les monastères bénédictins dans le haut Moyen Âge, où Guido d’Arezzo invente la portée a quatre lignes et adopte l’écriture neumatique pour représenter les six notes musicales utilisées dans les compositions de cette période. L’école franco-flamande représente aussi une amélioration des systèmes élaborés à l’Université de Paris qui est associée à la cathédrale de Notre-Dame et qui engendre les écoles des Ars Antiqua et Ars nova, où la musique non religieuse des troubadours et des trouvères est intégrée au latin pour former les structures complexes des motets.


L’influence s’étend à la Renaissance, période durant laquelle les cours royales jouent un rôle important dans le développement de la musique écrite. La chronique les origines de la musique continuera à parler des créations musicales de cette période dès le mois de septembre.


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