Sur les ondes : Aux origines de la musique XIX

 

L'Europe au début de deuxième millénaire est politiquement et territorialement divisée en royaumes menacés par l’expansion des peuples arabes qui établissent leur pouvoir politique et culturel sur le Moyen-Orient et la péninsule Ibérique.

L’Église catholique est organisé autour des papes et des évêques qui dirigent les activités des églises qui se construisent de plus en plus en Europe en ayant comme forces d’évangélisation les ordres religieux convertissant les royaumes vers la Chrétienté.

Un des exemples de l’utilisation de la musique chorale pour la conversion religieuse est l’arrivée de San Agustín au Royaume de Kent en Angleterre, en chantant un hymne grégorien, ce qui persuade le roi Ethelbert de faire tomber sa résistance. La Schola Cantorum de Rome, standardise les mélodies chantées dans les églises et les monastères, mais commence à perdre force avec le passage du plain-chant vers l’organum, le déchant, et l’introduction de l’orgue pour jouer le ténor des déchants.


L’orgue, instrument musical qui apparait au IIIe siècle av. J.-C. avait été banni des églises chrétiennes d’Occident depuis la gouvernance de Constantin au IVe siècle jusque-là fin du premier millénaire de notre époque, mais non dans les églises byzantines dans lesquelles il était utilisé.

C’est au XIIe siècle qu’il réapparait en force dans les églises d’Occident et évolue dans ses composantes pour permettre une meilleure résonance dans les cathédrales et les basiliques, qui se répandent en Europe, dans une architecture colossale et toujours en compétition en hauteur, grandeur et beauté architecturale. Dans ce contexte, l’orgue devient une des pièces fondamentales, et sa fonction dans la musique médiévale monte en flèche parce qu’il intègre le chant polyphonique du déchant en étant le ténor ou cantus firmus, substrat sonore sur lesquels les voix du déchant sont structurées.


Mais le déchant ne reste pas limité à la fonction sonore de l’orgue, il est une innovation de l’organum (premier genre musical vocal polyphonique d’Occident). Dans l'organum, la voix principale été appelée vox principalix et les voix qui l’accompagnent vox organa. Les vox principalis sont écrites en haut de la portée et les vox organa en dessus, cela implique que lorsque nous écoutons un organum, les voix de l’accompagnement sont plus basses. Dans le déchant, la vox principalis est en bas et les vox organa en haut.

C’est une des raisons par lesquelles l’évolution de l’orgue qui joue le ténor, cantus firmus ou vox principalis développe des claviers qui pouvaient reproduire des octaves plus basses pour permettre au chœur de ne pas forcer la voix. Il ne faut pas oublier que les polyphonies étaient construites en suivant les quarts et quintes parfaites, ce qui implique que les notes d’accompagnement sont plus hautes.


L'auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages